Lali

6 août 2007

Il lui suffit de s’asseoir sur le fauteuil

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:23

lisitsa 2

Ça l’angoisse. ça le turlupine. Même qu’il se rend malade à y penser. Il va les bousculer, les embêter, les déranger, ça ne peut pas se passer autrement. Elle, habituée à lui seul, vivant dans le cocon qu’il entretient avec amour. Elle, vivant seule, avec ses livres et ses habitudes. Et eux se retrouvant tous ensemble quelques jours, sous le même toit. Non, ça ne va pas aller. Elles vont finir par le détester de les avoir réunis tous les trois. Malgré le doux rêve qu’il caresse comme on caresse un livre.

Or, l’artiste Lana Litsitsa a imaginé la scène pour lui, pour lui prouver que ses doutes sont inutiles. Qu’ils pourront se trouver dans la même pièce, paisibles, lui veillant sur sa douce, comme il l’a fait toute sa vie, et sur sa sœurette, du même coup. Oui, la scène est là, peinte d’avance, juste pour lui, juste pour calmer son appréhension. Il lui suffit de s’asseoir sur le fauteuil et d’être heureux.

Les livres laissés derrière lui

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:39

ba_landes1ba_landes 3
ba_landes 2

Elle l’a tellement regardé, elle s’est tellement imprégnée de lui, de la façon qu’il tournait les pages, attentif à elles seules et non à elle, que même s’il est désormais ailleurs, hors de ce décor qui était le sien, elle ne voit que lui, le lecteur de Barbara Anne Landes, malgré la chaise vide et les livres laissés derrière lui.

La lumière des mots

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:46

wm hunt

Il pleut. La lumière de ce jour ne viendra donc pas du ciel, mais des mots qu’elle lira. Dans les livres, dans les courriels, dans les commentaires. Il pleut, mais la lectrice de William Morris Hunt ne s’en soucie pas, ou si peu. Le soleil n’est pas toujours où on croit qu’il est. Mais il vaut mieux apporter son parapluie.