Lali

5 août 2007

Le ciel était beau

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:39

spiro

Elle est allée voir la dernière ligne jaune du soleil à l’horizon avant que celle-ci ne se noie dans le bleu foncé du ciel, puis dans le bleu de plus en plus noir. Un avion a éclairé quelques secondes le firmament. Elle a pensé à des traversées, les siennes, celles de ceux qu’elles aiment.

Il me semble qu’elle aurait bien fait un vœu si une étoile filante était passée par là.

Elle a longuement regardé le ciel. Non, pas de perséïde, il est encore trop tôt.

Puis elle a marché, vers l’est. Puis, elle est retournée sur ses pas. Ses voisins étaient dehors, c’était bruyant de bonheur. Ils n’étaient que sourires pour la saluer et continuer la fête.

La lectrice d’Eugene Spiro est retournée à ses livres. Le ciel était beau. Elle peut rêver.

Celui qui s’attendrit devant des nénuphars

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 19:41

nen01

nen02

nen03

Et quand ce ne sont pas dans des toiles que je me glisse sur la pointe des pieds, ce sont dans des photos que j’entre, les miennes, les vôtres. Parce que dans le regard du photographe comme dans celui du peintre, il y a toujours un peu de lui. Même si l’un et l’autre affirment parfois le contraire.

Et quand un homme s’attendrit devant des nénuphars, ce ne peut être qu’un tendre et un rêveur. Même si Armando dira le contraire. Peut-être. Juste pour m’embêter.

Les toiles où je me glisse

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 19:16

jpmuller

Toutes les toiles pourraient porter le titre À la recherche de soi.

Recherche de moi en elles, recherche d’elles en moi. Flairjoy a tout à fait raison. Je ne fais que ça, tenter de parler de moi à travers elles, tenter de percer leurs secrets qui sont souvent les miens. Et souvent je reste au bord de celles-ci, incapable d’y entrer ou alors je m’y installe si bien que je ne veux plus les quitter.

Oui, décidément, dans sa grande sagesse, Flairjoy a su deviner quelque chose de Lali. Quelque chose qui se cache aussi dans la toile de Jean Pierre Muller. Quelque chose qui est dans ce flou, dans cette clarté et cette distorsion combinés. Dans cette lectrice dont on devine les contours. Dans cette lectrice qui se livre un peu. Dans les couleurs des émotions. Dans cette espèce de mosaïque où tout de moi s’entremêle. Où je me glisse, intruse et chez moi en même temps. Comme dans chacune des toiles.

Le vent sur son épaule

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:34

mb

La fenêtre est ouverte et le vent caresse son épaule. C’est doux, si doux, ce vent frais sur sa peau après des journées de canicule où le moindre mouvement, même celui de tourner de tourner les pages, la mettait en nage. Si doux que la lectrice de Mike Bagdonas ne remontera pas la manche tombée. Qu’elle laissera le vent la caresser et tourner les pages.

En vos mots 17

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

merediz

Sont-elles amies, sœurs, voisines, cousines? Passent-elles leurs vacances ensemble depuis toujours? Viennent-elles de faire connaissance? Quel livre partagent-elles?

À vous de raconter. La catégorie En vos mots est la vôtre, pas la mienne. Pour vos fictions, vos poèmes, vos souvenirs trafiqués, une chanson ou une seule phrase. Elle est vôtre et le restera tant que vous vous plairez à la nourrir.

En espérant que les lectrices complices peintes par Gabriela Merediz vous inspirent. Bon dimanche et bonne semaine d’écriture!

Un dimanche matin comme le mien

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:53

ed3

Sunday morning. Dimanche matin. L’artiste Ellen Dreibelbis ne pouvait trouver meilleur titre pour décrire ce moment intime entre la lectrice et les pages qu’elle tourne, le café qui a ce goût que seul celui du dimanche possède et ce rai de lumière qui va jusqu’à elle. Cette toile dans laquelle je n’ai pas besoin de chercher à entrer, parce que j’y suis déjà.

Hortensias du dimanche

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 7:20

sony 451

sony 452

Il fait ce soleil qu’il faisait dimanche dernier, ce soleil annonciateur d’une belle journée, comme l’a écrit Flairjoy. Il y a cette douce lumière qui entre dans le bureau et qui s’accroche à mes cheveux en bataille de même manière qu’elle le faisait avec les hortensias.

Ça me donne envie de vous les offrir. Comme ça. Pour vous souhaiter une magnifique journée.

D’une boulimie à l’autre

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 0:14

ebbers 2

Ces toiles que j’accumule, que je classe et qui m’inspirent auraient-elles remplacé la passion que j’avais pour les cartes postales ? Suis-je tout simplement passée d’une boulimie à une autre malgré ces cartes que je ramasse toujours, mais avec moins d’intensité, et qui sont elles aussi rangées dans une vingtaine de classeurs ?

Les tableaux ont toujours suscité en moi des images, des mots, des poèmes. Les cartes postales attisaient mes rêves de partir. Elles le font encore. Une carte postale d’Écosse expédiée par ma filleule et une des gorges du Tarn envoyée par Myriam en sont la preuve. Je me suis mise à voyager dans ma tête.

Or, les tableaux me font eux aussi vagabonder ici et là. Mais ils font davantage. Ils me font écrire, ce que les cartes postales n’avaient pas réussi à faire. Et c’est peut-être pourquoi ils ont pris dans de place, pourquoi je puis passer des heures pour trouver ne serait-ce qu’une seule toile qui ne fasse pas déjà partie de ma galerie.

La lectrice de Vickie Bailey Ebbers semble elle aussi perdue au pays des toiles. Ira-t-elle jusqu’à écrire ce que l’une d’elles lui souffle à l’oreille ?