Lali

31 juillet 2007

Harmonie

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 9:21

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Ils m’attendaient, aussi beaux qu’hier midi quand je les ai photographiés. Juste devant l’édifice. Je me suis attardée avant de franchir la porte. Le temps d’éclater de rire. Le jaune de mon t-shirt s’harmonise à celui des fleurs.

Je me souviens de moi

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 8:02

ekj2

Je regarde la lectrice d’Edward Killingworth Johnson et je me souviens de moi.

Il y avait ce jour de juillet ou d’août 1992 devant la maison de Jacqueline, à Plouharnel, abondance d’hortensias. Je n’en avais jamais vu autant. Et cette image est restée dans mes souvenirs, vive, aussi intense que le soleil de cet été-là.

J’aimais m’asseoir dans l’herbe avec un livre et les regarder.

Je lisais peu. Je regardais les hortensias. Je rêvais.

Simultanément

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:35

stanton

Ça s’est fait simultanément. Ramper et tourner les pages de l’album cartonné. Et si ce n’était pas en même temps, c’était la même semaine. C’est ce que dit toujours sa grand-mère qui avait laissé sur la table le livre. C’est ce que dit toujours sa grand-mère qui a vu la petite ramper pour la première fois avec un but précis : aller récupérer le livre.

Elle dit aussi que la petite lectrice de Barbara Stanton a rampé sans se rendre compte qu’elle le faisait tant elle avait en tête une destination. Et que lorsqu’elle a été en mesure d’attraper l’objet de sa convoitise après la traversée de la pièce, la petite a eu pour elle un sourire exceptionnel. Un sourire de fierté et de bonheur.

La porte est ouverte

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:19

gorren 1

La porte est ouverte. La porte est ouverte depuis des années. Depuis toujours, je crois. C’était comme ça, déjà, autrefois, il y a des années de cela. Quand elle était encore gamine. Venait qui voulait, sans s’annoncer. La porte était ouverte. Sa mère le disait toujours.

Quand elle a quitté la maison familiale, la porte a continué d’être ouverte. Les uns débarquaient pour un café, d’autres pour écouter de la musique, certains juste parce qu’elle était là pour les écouter. Il y a eu des chamailles et des discordes. Elle a quand même laissé la porte ouverte. Pour ceux qui viendraient les mains nues. Pour ceux qui ne viendraient qu’avec leur cœur. Pour ceux qui chercheraient le calme, la paix. Ceux qui cherchaient querelle ne sont pas revenus. Ceux qui aimaient le silence sont toujours là.

Il y a peut-être moins de visiteurs qu’avant. Enfin, physiquement. Parce qu’on peut entrer dans son univers autrement qu’assis sur son sofa. Par les mots, par la voix. Et elle aime ces petites incursions des uns et des autres.

La lectrice d’Edith Gorren lit près de la porte ouverte. Pas question qu’elle ne la ferme.