Lali

23 juillet 2007

Toutes belles pour lui

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 22:32

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Il se lève parfois à l’heure où le sommeil me guette. C’est qu’Armando va en catamini saluer les fleurs avant que le jour ne se lève. Je pense même qu’elles l’attendent pour toujours se faire aussi belles. Après tout, les fleurs sont des femmes et lui un pauvre homme émerveillé devant leur beauté.

Le papillon de Saint-Paul d’Abbotsford

Filed under: États d'âme,Signé Lali — Lali @ 22:18

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Je ne sais pas si le monarque qui volait à Saint-Paul d’Abbotsford samedi, sur le chemin de la montagne, sait à quel point je tire fierté de mon exploit de l’avoir capté en plein vol.

Et peu importe qu’il le sache ou non. Il a tellement de fleurs à découvrir, de lieux à visiter et des ailes pour le faire, qu’il a sûrement oublié la photographe qui s’est approchée tout doucement de lui.

Et ce n’est pas plus important qu’il sache aussi qu’il vole ailleurs qu’au mont Yamaska puisque j’ai fait de lui mon fond d’écran au bureau. Peut-être pour que je n’oublie pas que nous avons tous des ailes. Ou simplement pour que je ne l’oublie pas, lui.

Il se passe décidément quelque chose au pays de Lali

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:53

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Il se passe décidément quelque chose au pays de Lali. Depuis quelques semaines, en fait. Depuis ce jour où Armando a décidé d’écrire sa vision des choses sur une toile, une vision bien différente, ce qui m’a donné l’idée d’En vos mots. Depuis ce jour où Géraldine a commencé à m’envoyer des photos, suivie par Armando et Denise, ce qui a donné Vos traces et ouvert la porte à des liens entre vous. Depuis que vous emmenez ici vos amis faire escale, parce que, semble-t-il, vous vous y sentiez bien.

Oui, il se passe décidément quelque chose de fort beau au pays de Lali. Quelque chose de troublant et de réjouissant à la fois. Qui me rappelle mes années d’adolescence où, pour m’ouvrir sur le monde, j’avais choisi la correspondance et poussé le jeu jusqu’à créer une grande chaîne d’amitié, si bien que certaines ont correspondu entre elles et le font troujours aujourd’hui. Si c’était que ce n’était plus mes correspondantes de Bretagne, de la Réunion, de Roumanie ou du Languedoc, mais Chantal, Alice, Catalina, Florence.

Un peu comme ici. Où chez moi, vous êtes chez vous. Où vous vous répondez. Où il y a connivence et partage. Où il y a humour et tendresse. Où vous posez votre besace un temps. Où vous décidez de rester. Pour des raisons qui sont les vôtres et que vous n’avez pas à dévoiler.

Je vous regarde poser vos mots au pays de Lali, comme la lectrice d’Alan Sorrell regarde ce paysage qui fait son quotidien. Avec un bonheur tellement grand qu’il est difficile de trouver les mots justes pour l’exprimer. Mais je sais que vous comprendrez. Il est des bonheurs qui existent, mais qui ne nécessitent aucune explication.

Un décor de rêve

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 18:55

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Voilà un décor de rêve. Un jardin, un hamac, un livre, un chat. Tout ça sur la même toile. Et au beau milieu de ce qui semble être des hortensias.

La lectrice d’Anne Penland réalise-t-elle la chance qu’elle a ?

Elle aime regarder les bateaux

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:58

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Elle aime regarder les bateaux. Ça lui vient de son père, qui avait toujours ses jumelles accrochées au cou quand ils allaient à la mer. Lui qui avait peur de l’eau, qui ne savait pas nager, regardait d’un œil ses filles et de l’autre les voiliers et les paquebots, si elles n’avaient pas réussi à l’entraîner avec elles dans le brouhaha des vagues en promettant de bien lui tenir la main.

Elle aime regarder les bateaux. Un œil posé sur l’horizon, l’autre sur son livre, la lectrice de Bea Gold est au pays de ses souvenirs. Prête à lever les yeux pour regarder là-bas ce que son père lui montrait autrefois. Les jumelles sont dans son sac.

Comme s’il s’agissait là du plus beau des cadeaux

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:38

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Elle lit chacune des phrases comme s’il s’agissait là du plus beau des cadeaux. Et c’est en effet d’un cadeau qu’il s’agit, puisque la lectrice d’Edith Sarett parcourt avec bonheur la lettre d’une amie, après des mois de silence de sa part. Pas une longue missive, mais juste assez longue pour qu’elle sente la présence de son amie au-dessus de son épaule. Juste assez longue pour que l’essentiel soit là : Je pense à toi. Entre elles, pas besoin d’excuses inutiles.

Car elle a appris au fil des ans bien des choses. Certaines qu’elles a oubliées, d’autres qui se sont gravées comme elle. Sur l’amitié, sur la mort, sur le partage, sur l’amour, sur la distance, sur le silence, sur la vie.

Mais il est une chose qu’elle a retenue. L’amitié est un sentiment qui ne se vit bien qu’en toute liberté. La tristesse gagne celui ou celle qui attend de l’autre, des autres, alors que la joie vient d’une simple manifestion, un appel téléphonique, un courriel ou une lettre. Et celle-ci est d’autant plus grande quand un signe de vie survient, inattendu. Comme ce matin. Où quelques mots ont suffi pour la faire sourire, alors qu’une lettre du pays catalan a traversé l’océan pour aller jusqu’à elle dans ce matin qui n’en est que plus lumineux.