Lali

15 juillet 2007

Une lectrice qui est peut-être mon double

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:24

faix

Elle porte surtout du noir et dort très peu.

Ceux qui la croisent vous parleront de la lumière dans ses yeux qui ont quelque chose de ceux des chats.

Quand elle n’écrit pas, quand elle ne lit pas, elle rêve. Devant des toiles, sûrement. Je dis sûrement, mais je ne sais pas.

On dit aussi qu’elle ne connaît que la démesure. Laquelle lui est reprochée par certains, mais elle n’en a cure.

Je ferais bien mon amie de la lectrice de Sam Faix.

Le flirt selon Armando

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 23:02

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J’aime la tendresse d’Armando quand il s’amuse à donner des titres à ses photos.

Flirt. C’est tout simple et tellement poétique, non ?

On peut rêver, non ?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 11:30

spratt 2

J’ai entendu dire qu’il traînait dans les librairies d’occasion le dimanche. Pas tout à fait rasé. Que certains le croisent parfois sur le net à l’heure où l’Europe est debout. On l’aurait même vu dans des parcs à s’émerveiller devant les fleurs qui poussent et dans certaines galeries ému devant des tableaux de femmes qu’on dirait sorties de chez Rubens ou Renoir. On dit aussi qu’il a parfois les doigts tachés par la peinture ou l’encre et qu’il connaît les meilleurs endroits où boire un café à Montréal. Il paraîtrait même qu’il connaît bien la musique et qu’il fréquente les chocolatiers. On dit aussi de lui qu’il passe son temps à rêver.

Je me demande juste où se cache le lecteur de Tina Spratt une journée comme aujourd’hui. On peut rêver, non ?

Tentative de séduction

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:41

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A-t-il réussi à la détourner de sa lecture par ce regard posé sur elle ? Ou alors a-t-il sélectionné des passages qu’il lui a destinés, ce qui lui fait surveiller les changements sur le visage de la lectrice d’Anselm Feuerbach ? Difficile à dire, mais j’ai cette impression qu’il a choisi pour elle les mots d’un autre, parce qu’il est trop timide pour les dire tout haut. Mais j’ai cette impression qu’il a envie qu’elle sache par l’entremise de quelques vers ce qu’il ressent. Mais peut-être ai-je tout faux et est-il là à attendre qu’elle s’intéresse à lui…

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Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

tikhanovskiy

En vos mots, c’est cette catégorie qui est à vous, cette galerie que vous animez par vos réflexions, vos poèmes, vos nouvelles et qui sans vous n’existerait pas. En vos mots, c’est cette galerie de toiles représentant des lecteurs et des lectrices, venus de partout, parfois attendrissants, parfois humoristiques, parfois graves et qui vivent grâce à votre imagination.

En vos mots, c’est déjà treize semaines d’histoire et d’histoires. Et par le fait même, une quatorzième semaine qui commence.

C’est la lectrice un peu excentrique du peintre Mikhail Tikhanovskiy qui a aujourd’hui le privilège de se prêter à votre imagination. Puisse-t-elle laisser s’exprimer votre propre excentricité. Ou ce que vous aurez envie d’exprimer. La toile vous appartient.

Bonne semaine d’écriture!

La promenade d’Armando

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 7:27

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La beauté des choses existe dans l’esprit de celui qui les contemple.[ David Hume ]

Et pour tous ceux dont le regard n’est pas blasé, qui savent cueillir du bout des yeux la beauté là où elle se trouve, quelques pétales laissés ici par Armando qui, comme Denise, se laisse arrêter par les fleurs au hasard de ses promenades.

La promenade de Denise

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:17

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Il y avait des fleurs sur le chemin de Denise, des fleurs dont je connais pas les noms, mais dont la beauté toute simple me ravit. Des fleurs que nous vous offrons à deux, parce que. Ou plutôt sans raison. Juste pour partager.

Ciel gris

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:13

tom coates

La lumière est encore timide, comme ces matins où on se demande si le ciel ne nous tombera pas sur la tête dès qu’on franchira le seuil pour aller voir si s’il fait plus clair ailleurs. Le soleil est caché derrière de longs pans de nuages blancs et elle a ouvert l’un des livres qui ne quittent pas la table à café. Un livre d’art ou un de ceux qui nous font voyager. Et tandis qu’elle tourne les pages, la lectrice de Tom Coates ne tient plus compte du gris qui gagne le ciel.

Samedi soir après samedi soir

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:55

borie

Elle aime s’envelopper de son épais peignoir quand elle sort du bain et dans cette tenue parcourir le journal du samedi, même si nous sommes déjà dimanche. C’est une habitude qu’elle a depuis longtemps, que sa mère avait avant elle, probablement parce que son père, chauffeur de taxi, rentrait très tard le samedi, et que sa mère aimait l’attendre, même si cela signifiait plus souvent qu’autrement une nuit blanche. C’est pour cela que celle-ci ne lisait pas le journal avant minuit. Et que pendant des années, il en a été ainsi.

Si la lectrice d’Adolphe Borie, enfant, faisait un cauchemar le samedi soir, elle savait où treouver sa mère. Au salon et nulle part ailleurs. À lire le journal. Et de même toutes les samedis de son adolescence où elle rentrait de danser pour la trouver là, sur le même fauteuil. Ce fauteuil qui est le sien, maintenant. Ce fauteuil où samedi soir après samedi soir elle s’asseoit avec le journal comme sa mère le faisait. Elle a aussi épousé un chauffeur de taxi qui travaille les samedis soirs.