Lali

12 juillet 2007

La tresse blonde

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:45

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Qu’est-elle devenue, cette lectrice blonde d’Angeles Puigventos dont il n’a jamais vu le visage parce qu’elle lui a toujours offert son dos et qu’il n’a jamais osé l’aborder ? Lit-elle encore dans ce parc où il allait jadis ? La longue tresse qui brillait comme de l’or est-elle un souvenir ?

Toutes ces années

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:25

grodstein

Il a cherché ce livre si longtemps, des années sûrement, au hasard de villes et de librairies, d’étals de bouquinistes et de ventes de garage, qu’il ne croyait plus un jour pouvoir le tenir entre ses mains et en tourner les pages. Le lecteur d’Adele Grodstein voyage au pays de ses souvenirs, loin très loin dans le temps et remonte à ce jour où, à la radio, il avait entendu parler de ce livre, où celle qui le commentait le faisait d’une telle façon, avec émotion et tendresse, qu’il avait su tout de suite qu’il lui fallait ce livre. Il était hors commerce, introuvable. Mais ce n’était pas une raison valable pour celui qui le désirait avec passion, au même titre qu’il avait désiré des femmes qu’il avait dû séduire avec grâce pour obtenir les leurs.

Pas une seule journée, toutes ces années, l’idée du livre à posséder ne s’était écartée de lui. Certains diraient qu’il s’agissait là d’une obsession. Peut-être. On ne sait jamais ce qui pousse l’un et ce qui retient l’autre.

Et le livre est venu à lui. Banalement. Comme ça arrive souvent. À côté d’un bac à recyclage, sur la rue, dans une caisse de vieux livres qu’il n’a pu s’empêcher de fouiller.

L’inutile de l’un allait devenir son trésor.

La lectrice qui se cache

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:15

morren

Il y a chez la lectrice de l’artiste belge Christine Morren ce geste qu’ont parfois les enfants de se cacher parce qu’ils ne veulent pas être photographiés. Il y aussi cette volonté qu’on ne la dérange pas, qu’elle fait quelque chose d’important, de plus important que tous les jeux qui se jouent plus loin.

Il y a aussi dans mon imagination, et peut-être aussi dans la vôtre, posés au bord de la toile, ceux qui veillent sur sur elle et qui sourient.