Lali

27 avril 2007

Rituel du matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:34

sherwood

Il n’est pas de repas qu’il préfère au déjeuner. Peut-être parce que c’est le repas qui le tient le plus longtemps à table, puisque c’est son moment de lecture de la journée.

Le lecteur de Jo Sherwood, chaque matin, lit le journal, de la première à la dernière page, comme le faisait son père. Certains jours, il reste devant son assiette vide plus souvent qu’à l’accoutumée, parce qu’un événement dramatique occupe de nombreuses pages. D’autres jours, il a beau tourner les pages, rien ne semble attirer son attention.

Mais c’est un rituel auquel il tient. Comme il tient à la crème dans le café. Le lait, c’est pour les céréales, dit-il.

Voilà longtemps…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:46

kriedeman

C’est toujours là qu’il lit. Comme si ailleurs lui était impossible. Comme s’il lui fallait le doux roulis des vagues, l’océan à perte de vue et le rire des mouettes pour que son bonheur de lecteur soit complet.

C’est toujours là qu’il lit, avant que le lieu ne soit envahi.

Voilà longtemps qu’elle le regarde. Voilà longtemps qu’elle arrive de plus en plus tôt pour pouvoir le regarder. Voilà longtemps que le lecteur de Lambert Kriedeman croise une jeune femme alors qu’il quitte les lieux. Mais il ne l’a pas encore vue, encore aux prises avec les images nées de ce qu’il vient de lire.

Le poète

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 3:29

bakalowicz

Voilà dix ans qu’il a écrit ces vers sur une longue feuille parcheminée qu’il a roulée et entourée d’un ruban avant de les lui offrir. Voilà dix ans que, ponctuellement, la lectrice de Stefan Bakalowicz relit les rimes du poète de ses 15 ans.

Elle est aussi émue que lorsqu’elle les a lus pour la première fois alors que s’inscrivaient sur les papier des promesses qu’il a tenues alors que tous autour d’elle lui s’évertuaient à lui dire que des mots n’étaient que des mots, aussi jolis fussent-ils. Mais elle y a cru. Et il y a cru. Et ils ont fait fi de tous.

La lectrice relit les vers une fois de plus avant d’aller retrouver le poète de ses 25 ans.

Ce que le poème annonçait est devenu sa vie.

Tandis que la toile sèche

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:37

bartlett

Les livres sont restés ouverts. La toile n’est pas encore sèche. La lectrice et le peintre de William Bartlett ont quitté l’atelier.

Et dans cet ailleurs où ils se sont retirés, il y a sûrement encore des mots et des couleurs. Des regards et des gestes. Et dans cet ailleurs où ils se trouvent tandis que la toile sèche, le désir a pris toute la place.