Lali

9 mars 2007

Les lectrices et leurs chiens

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:11

burton barber 3

burton barber 4

burton barber 2

burton barber 1

Étonnant ce Charles Burton Barber qui, quelque scène qu’il choisisse de peindre mettant en évidence des personnages féminins jeunes ou adultes, a toujours trouvé moyen de glisser un ou des chiens dans le décor. Ses lectrices n’échappent pas à la règle. Toutes sont accompagnées d’un chien.

Bien sûr, cela me rappelle Milkie, l’unique chien que j’ai eu dans ma vie, qui me tenait compagnie quand je les lisais. Comme l’ont fait mes chats, bien plus nombreux ceux-là et dont le tour que je les raconte aussi viendra sûrement, puisque je suis bien davantage chat que chien.

J’avoue tout de même avoir un faible pour la petite lectrice et son énorme chien à qui elle tente d’apprendre à lire. Une véritable image de bonheur.

Une lectrice mélomane

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:47

edith martineau

Elle a relevé la tête et laissé là le livre. Pourtant, il est clair qu’elle est attentive, qu’elle est à l’écoute, et non pas dans ses rêves.

Ça ne peut être que de la musique et non pas des voix. Un piano, un violon, les deux, pourquoi pas. Qui se répondent et se mélangent. Et la lectrice d’Edith Martineau se laisse porter par les notes, par les doigts qui montent les octaves, par l’archet qui frotte les cordes. Comme elle aime ainsi écouter ses sœurs alors que les mots lui racontent d’autres histoires.

Dans quelques minutes, elle penchera la tête à nouveau, accompagnée par la musique dans sa lecture.

Sanson, prénom Véronique

Filed under: États d'âme,Trois petites notes de musique — Lali @ 21:17

sanson

Il y a si longtemps que Véronique Sanson fait partie de ma vie que je possède d’elle des microsillons, des cassettes et des CD. Même que le 33 tours intitulé 7ième m’a été offert par une amie flamande en 1981, alors que nous faisions les magasins d’Anvers, après notre circuit touristique.

Et ce soir, j’avais envie de l’entendre, et peut-être ainsi de voyager dans le temps entre 1975, l’année où j’ai acheté Amoureuse et De l’autre côté de mon rêve, et aujourd’hui. Elle, qui a si souvent accompagné des soirées nostalgiques où mes souvenirs affluent. Comme ce soir où, je ne sais pas pourquoi, tant d’images reviennent, tant de paysages, tant de livres, tant de chansons, tant de gens. Parce que je suis faite de tout ça, sûrement. Et que je ne serais pas ce que je suis si les uns et les autres n’avaient pas traversé ma vie, en chansons, en films, en toiles, en livres. Et surtout en sorties, en soupers, en soirées au téléphone.

Pourquoi Comme ils l’imaginent, plus qu’un autre ? Possible parce que je me disais que ceux qui me lisent, dont certains font partie de mon cercle d’amis immédiat, me connaissent peut-être plus qu’ils ne m’imaginent. Qu’entre les lectrices à qui je prête des vies, mon Montréal que je raconte, mes lectures, mes histoires et amitiés belges, la musique que j’écoute, mes états d’âme et mes constats, mes petits plaisirs, gourmands ou autres, mes souvenirs de gens et de pays, les traces de l’enfance ou récentes, il y a de quoi me connaître.

Et aussi j’avais envie d’entendre cette si belle interpétation de Comme je l’imagine par Les Innocents et Alia Souza par Véronique Sanson en duo avec Michel Fugain. Petits bonheurs, alors que mes lectrices et leurs histoires m’attendent, que je vais faire du café, qu’il y a du chocolat et que je suis dans ma petite bulle.

Un livre palpitant

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:39

patrick gibbs

Comme a l’air palpitant le livre de la lectrice de Patrick Gibbs. Visiblement, elle a hâte de tourner la page afin de savoir ce qui se trame, si les choses vont se dénouer ou alors encore plus s’emmêler. Est-elle dans un thriller alors que les soupçons commencent à peser sur un des personnages ? Dans un roman psychologique alors que se profile le drame ? Dans un roman d’amour semé d’obstacles ?

Les cheveux noués d’une lectrice

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 13:37

alexander mann

Elle ne nouait jamais ses cheveux, préférant les laisser libres sur ses épaules. Mais elle se pliait à sa demande et remontait sa chevelure avec quelques épingles avant qu’il n’arrive. Tout ça parce qu’il aimait poser ses lèvres sur sa nuque nue, respirer son parfum et se charger lui-même de défaire la coiffure durant l’amour. Comme s’il lui fallait de l’ordre avant le désordre.

Et les quelques rares fois où la lectrice d’Alexander Mann a voulu remonter ses cheveux depuis qu’il l’a quittée, elle a abandonné la tâche au bout de quatre épingles. Et les cheveux libres, elle est retournée aux livres, aux magazines et aux journaux, là d’où elle venait, avant qu’il ne la sorte temporairement de son univers de mots.

Les lectrices de Corot

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:47

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Jean-Baptiste Camille Corot a-t-il peint des lectrices toute sa vie, espérant un jour saisir sur la toile la lectrice parfaite ou si celles-ci ont été une source d’inspiration continue ? En préférait-il une à toutes les autres, la considérant achevée, ou si aucune n’a jamais eu son entière satisfaction ?

Nombreux sont les peintres qui ont choisi un sujet de prédilection. Nombreux aussi sont ceux qui ont peint deux fois ou plus une presque même toile, avec quelques nuances. Nombreux sont ceux qui ont recommencé le même tableau ad nauseam. Étaient-ils perfectionnistes ou s’agissait-il d’une obsession ? Ce qui s’applique à l’un s’applique-t-il à l’autre ? Et est-il besoin de connaître leur véritable motivation ? Peut-être pas. L’important est ailleurs, dans la lumière et les couleurs. Dans ce que tous ces tableaux évoquent.

La lectrice émerveillée

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:12

pierre gueniot

Dès que je me levais, enfant puis adolescente, c’était la première chose que je faisais. Reprendre le livre abandonné la veille. Est-ce le cas de la lectrice de Pierre Guéniot ? S’est-elle précipitée sur un livre au réveil ou a-t-elle attendu d’avoir déjeuné ? Y avait-il en elle cette urgence de retrouver les mots et les images ? On ne saura pas. On ne connaîtra que son bonheur évident alors qu’une illustration retient toute son attention. Puisse-t-elle conserver cet émerveillement.

Et si elle s’appelait Stéphanie ?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 2:10

judi_a_gorski

Et si la lectrice de Judy A. Gorski était la Stéphanie de la chanson de Nicolas Peyrac:

Et elle en a eu des amants
Qu’elle renvoyait au petit jour
Des beaux qui se croyaient si grands
Parce qu’elle aimait leur faire l’amour
Quand elle y pense ça la fait rire
Elle a même oublié leurs noms
Lui reviennent quelques sourires
Comme des bribes de chansons

(Dans les yeux de Stéphanie, 1982)

La lectrice dans un placard

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:33

charles wild

Charles Wild peignait des décors, essentiellement les pièces majestueuses des châteaux et des maisons luxueuses. Il employait son talent à reproduire le moindre détail d’une pièce. Et si toutes ces pièces, salle du trône, galerie royale ou bibliothèque sont la plupart désertes – désertées, même -, curieusement c’est dans un placard (immense, avouons-le) que l’artiste a installé une lectrice pour y lire, et non pas là où sont les livres. Preuve que l’humour british ne date pas d’hier ?

Gianmaria Testa, tendresse au cœur de la nuit

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 0:01

gianmariatesta

Et dans la nuit, mon amie, dans la nuit qui m’est douce, j’écoute Gianmaria Testa que Sven aimait tant et que nous avions écouté ensemble. Et si, comme d’autres, il a disparu de ma vie, c’est en laissant derrière lui deux ou trois souvenirs heureux, comme ceux des spectacles auxquels j’ai assistés et où j’ai pu le voir donner vie à son violon. Et les chansons de Gianmaria Testa, que Denis affectionne aussi.

L’accent du poète piémontais a de quoi séduire particulièrement dans Via da quest’aventura et Il viaggio. Mais tout est bon sur ce CD, bon comme le vin d’Italie et bon comme les pâtes à l’huile d’olive et au basilic. Un seul conseil : laissez-vous séduire.