Lali

25 décembre 2006

Le pain brioché du soir de Noël

Filed under: Le plaisir des papilles,Signé Lali — Lali @ 23:51

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Du pain, juste pour vous montrer comme il était beau et appétissant celui au milieu de la table ce soir. Et aussi pour partager avec vous une de mes premières photos. Les autres viendront demain: j’ai concocté un joli montage aux amoureux de Noël et de Montréal. Mais chut, je n’ai pas l’intention de divulguer ma surprise d’avance.

Je vous laisse donc avec ce pain brioché, celui des jours de fête, celui qui a réuni une partie de ceux que j’aime autour de la table. Servez-vous.

La lectrice au nez rougi

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 12:47

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La lectrice de Colin Watson a peut-être pleuré. Son nez rougi et ses yeux tristes semblent nous le dire. Il est bon de le faire, de ne pas conserver à l’intérieur le trop plein même si les yeux pleins de larmes brouillent la lecture. Nous ne sommes pas dupes. Si elle a sorti un livre, c’est bien pour tenter de se concentrer sur autre chose que sa douleur, sur autre chose que la fin de quelque chose qui l’animait et lui faisait briller les yeux. Qui lui avait même donné des ailes qui ont été coupées depuis.

Mais dans quelque temps, des semaines, probablement, elle se dira comme elle l’a déjà dit, qu’il vaut mieux que ce soit fini que de n’avoir vécu ce qui n’est plus. Mais pour l’instant, la douleur est trop grande et les larmes coulent toutes seules.

Il en va ainsi de la vie de ces lectrices qui se donnent et qui ne calculent pas.

Mes mots comme cadeau de Noël

Filed under: États d'âme — Lali @ 8:45

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Et puis, j’ai enfin classé toute la musique accumulée depuis un mois. Des chansons offertes du fond du cœur par Armando et que je ne remercie pas suffisamment pour tout ce bonheur qu’il me donne. Et il me semble que maintenant que tout est rangé, à sa place, organisé, je puis enfin commencer ma journée… même si je suis debout plus de trois heures. J’avais besoin de mettre chaque chose à sa place comme j’avais besoin de mettre de l’ordre dans ma tête, où tout se bouscule.

Et maintenant, je me sens un peu mieux, plus légère. Il y a encore des courriels auxquels répondre. Celui de Chantal, à Brest. Celui de Jean-Yves et Hoai, depuis le Laos, qui m’offrent leurs meilleurs vœux. Celui de Nathalie et Denis, qui m’annonce la naissance de leur fils, là, tout à côté de la rivière Richelieu. Celui de Gaëlle, la Belge de passage à Montréal, que j’espère revoir ces jours-ci. Celui d’Andrée, à Rivière-du-Loup, avec des souhaits venus du cœur. Celui d’Antonio, à Verviers, celui de Jean-Louis à Alleur, celui de Christel à Luttre, chacun porteur de vœux venus de cette Belgique que j’aime tant. Celui de Lyne, à vingt minutes d’ici, que je ne vois pas assez. Celui de Gaëtan, court mais sincère et qui dit tout. Celui de Fabien qui m’annonce son mariage en 2007.

Et les sms de Jacques, d’Eugénie, qui pensent eux aussi à moi de là-bas, de ce plat pays auquel je rêve si souvent. Et un appel de Ric, toujours de là-bas. Un autre de ma cousine Anne, que je vois trop peu.

Et à tous ceux-là qui pensent à moi, qui ne m’oublient pas, même si je suis souvent absente, dans ma tête, avec mes mots et la musique, et à ceux que j’ai probablement omis sans le faire exprès, je dis merci. Vous êtes plus importants que vous ne l’imaginez. Et si je semble vous négliger, ce n’est pas volontaire.

Ma passion pour les mots reste ce qu’il y a de plus fort en moi. Et même quand je crois qu’il n’y a plus rien, que le désert s’est installé, il reste toujours ça. Et ces mots, je vous les offre. Jour après jour. Parce que je n’ai que ça. Et des rêves.