Lali

26 septembre 2006

En état de plénitude

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:45

spaulding

Comme elle me semble paisible, la lectrice de Warren Dan Spaulding. Que peut-elle lire ainsi qui lui fasse cet effet ? Un poème qui la fait rêver ? Un roman qui la transporte dans des pays étrangers ? Une biographie qui la fait admirer celui qui en est le héros ?

Pourquoi ce presque sourire sur ses lèvres qui donne envie de lui demander ce qu’elle lit ? Les gens n’ont pas toujours, comme elle, le bonheur inscrit sur le visage. Regardez-les, dans l’autobus, dans le métro, au parc, dans un café. Certains ont même le front plissé, alors que le visage de cette liseuse est lisse et si calme. Comme en plein bonheur. Il y a décidément en elle quelque chose que j’aime. Peut-être parce qu’hier, alors que je lisais, tranquille, j’ai relevé la tête et vu mon visage dans le miroir. Il n’était pas loin de ce que je vois ici. Mais j’arrive mal à dire pourquoi. À moins que plénitude ne soit le bon mot ?

Oui, je crois que plénitude est ce dont il s’agit ici. C’est ce qui se dégage d’elle et qui sûrement aussi, transparaissait sur mon visage hier. Et que je me souhaite à nouveau pour aujourd’hui.

Pas envie de foule… je passe mon tour !

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 21:30

stoemp

Le stoemp aux poireaux me tentait. L’assiette de charcuterie ardennaise aussi, tout comme le rôti de porc mariné à la sauce grand veneur. Mais je n’irai pas au souper wallon samedi. Je ne peux me faire à l’idée de me retrouver dans un sous-sol d’église avec 200 personnes: je suis bien trop sauvage pour ça !

Pourtant, ce n’est pas l’envie d’y aller qui me manquait. Mais quand j’ai réalisé tout à l’heure avant d’appuyer sur SOUMETTRE la situation et vu le chiffre 200, j’ai fermé la page des réservations. J’ai bien trop de mal avec les groupes pour aller affronter une telle foule au nom d’un souper dansant. Rien que d’y penser et je me sens agressée. C’est vraiment trop de gens pour moi. Ça va encore dans l’anonymat d’une foule venue assister à un concert et où on ne discute pas avec ses voisins, mais un souper ?

J’ai beau tourner la question dans un sens comme dans l’autre, rien à faire, c’est au-dessus de mes capacités. Il n’y aura donc pas de souper wallon ni de stoemp aux poireaux samedi. J’ai beau aimer la Belgique et les Belges, je ne me sens pas l’âme à une fête de cette ampleur. Et je le sais bien, ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Combien de fois, arrivée sur les lieux d’un lancement, quand j’ai vu la foule compacte et entassée ai-je rebroussé chemin ? Et combien de fois ai-je soupiré d’aise dans une salle de cinéma aux trois quarts vide ?

Et si jamais j’avais des regrets, même si ce n’est pas vraiment moi que de m’apitoyer sur ce que j’ai mis de côté ou qui n’a pas eu lieu, ce sera bref. J’oublie vite. Du moins, les choses non marquantes et sans conséquence. Et à qui d’autre que moi pourrais-je tenir grief ? Alors aussi bien que je sois faite ainsi…