Lali

12 septembre 2006

Le projet de Waclaw Wantuch

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:46

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Renversant, le travail de l’artiste polonais Waclaw Wantuch, qui tantôt photographie en noir et blanc des corps et qui, à d’autres moments, peint à même la peau de ses modèles afin que, photographiées, elles se marient au décor d’une toile.

Géométrie des lignes, ombres et lumières, poses surréalistes, quand il s’agit des nus, les photographies/peintures deviennent démésure quand des couleurs s’ajoutent, vives pour la plupart, un peu à la manière des fauvistes d’une autre époque.

Il y a décidément quelque chose de très attirant chez cet artiste « global » que j’ai découvert ce soir grâce à un diaporama qui m’a plu à un tel point qu’il m’a fallu aller plus loin, chercher, fouiller. Car la sensualité des tableaux photographiés de Wantuch a quelque chose de violent par le choix des couleurs et d’en même temps très doux, surtout dans le regard des modèles.

A-t-il trouvé, en couvrant ses modèles de peinture, en les faisant jouer devant des toiles sous des éclairages théâtraux une façon de parler du double soi, de l’eau et du feu qui se disputent en chacun de nous et qui ici, semblent s’harmoniser ?

Je ne peux, comme toujours, que parler de l’émotion que j’ai ressentie, je ne sais faire que ça. De cette envie de dire WOW. Les yeux écarquillés devant le projet réussi. À vous de découvrir: vous aimerez ou pas. Mais chose certaine: on ne reste pas insensible face à cette démesure, à ces couleurs et ces décors.

Une lectrice prévoyante

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:45

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Cette toile de Jose Luis Lazaro Ferre a quelque chose de rassurant. Car je trouve inquiétant, dans mon cas, le fait de ne pas avoir de livres d’avance, bien davantage que celui de voir à l’occasion les tablettes du frigo peu garnies.

J’ai besoin de cette abondance, de pouvoir choisir à même mes livres non lus, sélectionnés pour leur auteur, pour le sujet, pour l’impression fugace lors de l’achat. Puisque je ne lis pas tout de suite ce que j’achète, mais emmagasine, pour après choisir une seconde fois, comme si je me constituais une propre librairie à domicile, où tous les livres m’appelleraient à tour de rôle.

Enfant, quand nous partions en vacances, il m’importait plus d’avoir suffisamment de livres que de vêtements. Je n’ai pas trop changé, je crois. C’est encore dans les librairies et chez les disquaires que je me sens le mieux, et non pas dans les magasins de vêtements.

Manquer de livres ne m’est heureusement jamais arrivé. Alors que la phrase de celles qui ont trop de vêtements est « Je n’ai rien à me mettre! » Preuve, peut-être, que le jeu de séduction entre lecteur et le livre dure beaucoup plus longtemps que celui entre magasineuse et vêtements.

Oui, décidément, j’aime beaucoup cette toile, le semi-confort de celle qui lit et qui a, autour d’elle, réuni en piles les projets des jours et des semaines à venir. Pousserai-je jusqu’à dire qu’elle a le sens des valeurs ? Oserai-je ? Allez, pourquoi pas ? Voilà ici une vraie lectrice, une dévoreuse de livres. Et il fait bon me retrouver en elle.