Lali

17 août 2006

Les montagnes de Caroline du Sud

Filed under: Ailleurs,États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 22:12

annvasilik

Je ne connais de la Caroline du Nord que la partie qui longe l’Atlantique pour avoir traversé l’état plus d’une fois, enfant, en direction du sud. Je n’avais jamais imaginé qu’à l’ouest on pouvait trouver des montagnes et de petites villes où les galeries d’art foisonnent. Et pourtant, grâce au Postcrossing, cette chaîne d’échange de cartes postales qui me fait voir du pays, j’ai découvert hier ce coin qui m’était inconnu.

C’est une artiste locale, Ann Vasilik, qui a peint l’aquarelle représentant Ashville, la petite ville au pied des montagnes. Une bien jolie toile qui donne envie d’y entrer à cause de ses couleurs vives invitantes. Une toile qui donne envie d’aller à l’ouest du connu.

Je n’aurai pas assez d’une vie pour voir tout ce que je veux voir, pour apprendre d’autres langues et pour étancher ma soif d’apprendre. Signe qu’il me faut profiter de chaque minute pour ne cesser de découvrir. Des lieux, l’Histoire et les gens.

Une petite lectrice qui suit mes traces

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:26

isabellegervet

Faut-il avoir aimé les livres depuis le plus jeune âge pour aimer lire adulte ? Faut-il avoir baigné dans les encyclopédies pour avoir en soi un goût insatiable pour la recherche ? Faut-il avoir avoir appris enfant le respect de l’objet livre pour que des années plus tard on y fasse toujours attention ?

C’est à cela que je pense devant la toile d’Isabelle Gervet. Car il y a dans cette gamine qu’elle a peinte toutes les semences pour que celle-ci devienne plus tard une dévoreuse de livre. Elle sait déjà faire abstraction de tout ce qui est autour pour se concentrer sur ce qui va alimenter son imagination des heures durant, voire des jours. Elle est déjà dans un monde qui n’appartient qu’à elle et qui deviendra à la fois son refuge et sa porte d’évasion.

Il me semble que dès que j’ai su lire ma vie d’enfant a pris un sens. Déjà sociable à mes heures, donc pas en permanence, j’avais trouvé là une façon de m’extraire d’activités de groupes qui ne m’allaient guère. J’avais trouvé là quelque chose qui n’allait plus me quitter, même si je ne le savais pas, comme ne le sait probablement cette petite lectrice toute à sa lecture.

Ce sont d’abord les images qui ont attiré mon attention: je ne connaissais pas encore le pouvoir évocateur des mots. Et je pouvais rester là, des heures durant, devant la page des costumes de toutes les époques, à inventer des histoires, à imaginer, alors que je n’avais pas plus de trois ans. J’ai même, un jour, dérobé une de ces pages qui illustraient la mode à travers les siècles pour la mettre sous mon oreiller. Scandale ! Mon grand-père n’allait pas permettre ça et c’est pour cette raison qu’il m’a appris les lettres, puis les mots. Lire allait faire que j’en finisse avec les images, croyait-il.

Non, je ne déchire plus les pages des livres pour m’approprier une image qui me plaît, mais j’aime toujours autant inventer des histoires à partir de toiles ou de photos. C’est ce que je fais ici depuis des mois…

A-t-elle aussi subtilisé des images, la petite lectrice de la toile ? J’aime à penser qu’elle a suivi mes traces et que la passion de lire ne la quittera pas. Oui, je sais, je suis encore en train d’inventer une histoire.