Lali

16 août 2006

Le relais Christine

Filed under: Vraiment pas sérieux — Lali @ 23:27

relaischristine

Y a-t-il un truc fou, impensable, un fantasme que j’aimerais réaliser ? Cette question était posée dans un test psycholgique, avec choix de réponses, bien entendu, parce que ces tests sont là pour donner un profil basé sur des personnalités courantes. Alors, bien évidemment, aucune des réponses que je pourrais faire à n’importe laquelle des questions n’est dans la liste des réponses suggérées. Qu’à cela ne tienne. L’intérêt est ici dans la question posée et dans tout ce qu’elle soulève.

Un truc fou ? Impensable ? Un fantasme ? Jusque là, ça va encore, j’ai l’imagination fertile. Faut-il en plus que ce soit réalisable ou que ça ait quelque chance de se réaliser ? J’écarte tout de suite ce paramètre et du même coup quelques idées qui ne sont pas assez folles à mon goût. J’ai plutôt envie d’être déraisonnable. Non pas que je veuille aller physiquement sur la lune; y être en rêve me suffit amplement. Pas plus que je ne souhaite gagner des millions de dollars à une loterie quelconque, même si je ne cracherais pas dessus si cela se présentait et pourrais enfin gâter les gens que j’aime.

Mais bon, la lune et les millions, c’est trop banal, et vraiment la banalité, ce n’est pas mon truc.

Alors quoi ? Et puis m’est revenu en tête un lieu de passage. Un de ces endroits de rêve comme il en reste si peu, un ancien hôtel particulier de Paris où on peut désormais loger. Ce n’est pas le plus beau, ni le plus grandiose, ni le mieux situé. Mais il porte mon prénom, sur la rue du même nom. Et dès que j’ai par hasard trouvé cet endroit, dès que j’ai franchi la grille, il y a quelques années de cela, j’ai eu ce rêve qu’un jour un amant m’y emmène pour une nuit.

Aujourd’hui, j’ai toujours ce rêve fou de passer une nuit au relais Christine. Mais je ne désire plus qu’on m’y invite. Je rêve d’y aller toute seule, de profiter de chaque minute, d’écrire sur la terrasse, de prendre toute la place dans le grand lit, de déjeuner au soleil et de ne rien devoir à personne. Je ne vois pas ce que je gagnerais à être accompagnée dans un fantasme qui n’appartient qu’à moi, dans un rêve fou que je n’ai pas envie de partager.

Est-il possible que ce rêve se réalise ? Nul ne sait. Mais j’aime que cette idée folle existe, avec tout de même la possibilité qu’un jour rue Christine, Christine dite Lali dorme au relais Christine.

À moi de moi

Filed under: Vraiment pas sérieux — Lali @ 0:29

greetingcards

C’était nuit de pleine lune il y a 45 ans et quand maman est arrivée à la clinique, il n’y avait plus aucun lit libre dans les salles d’accouchement avec miroir au plafond, à sa grande déception. C’est donc dans le lit de garde du médecin, le miroir de l’entrée décroché et tenu au-dessus de maman – qui ne voulait rien rater – par papa et son amie Monique, incidemment la fille du médecin qui allait me mettre au monde, que j’ai fait mon entrée dans le monde. Sans grand cri et avec un large sourire. Ne le dites pas, je le sais: je ne fais pas les choses comme tout le monde. Et il a bien fallu que le médecin me pince trois fois pour que je daigne enfin crier et que ma voix puisse se faire entendre au delà de la pièce, jusqu’à chez mes grands-parents à qui il avait téléphoné.

On m’a raconté cette histoire un nombre incalculable de fois. Et je l’aime toujours. Il y a dans l’histoire de ma naissance quelque chose qui n’a pas changé. Le bonheur d’être en vie, coûte que coûte. Et mon sourire, présent quasi en permanence et qui est en quelque sorte devenu ma marque de commerce.

Et pour ces raisons, à défaut d’en trouver de plus valables, je me souhaite BON ANNIVERSAIRE LALI.

Née l’année de l’inauguration de l’aéroport d’Orly, je me souhaite une traversée vers l’Europe avant mon prochain anniversaire.
Née l’année de La guerre des boutons, je me souhaite de nombreux plaisirs cinématographiques.
Née l’année du premier homme dans l’espace, je me souhaite de continuer à avoir la tête dans les nuages.
Née le même jour que Pierre Richard, je me souhaite de ne jamais me prendre au sérieux.
Née pour l’écriture et pour l’amitié, je me souhaite de continuer ainsi longtemps à exercer les deux arts avec humour et goût du partage.

Et de continuer de profiter intensément de chaque minute qui m’est donnée.