Lali

24 juillet 2006

Une voiture-bonbon

Filed under: Vraiment pas sérieux — Lali @ 21:53

smart

Combien de gens sont passés sans la remarquer ? Combien, comme moi, se sont arrêtés, pour l’examiner sous tous les angles ?

Je craque pour la Smart, je l’avoue. Cette mini voiture a tout pour me plaire, même si je sais bien que ce n’est qu’un minuscule habitacle qui ne doit pas très bien résister aux collisions. Mais bon, il doit y avoir en moi une part qui aime vivre dangereusement.

Et cette Smart qui fait la pub des Smarties, a vraiment eu l’heur d’accrocher mon regard même à minuit, sans la clarté du jour. Alors, c’est pleine d’espoir que je me suis précipitée sur la rue Beaubien avant l’heure de mon autobus, en espérant que la voiture serait là afin que je puisse la photographier. Et c’est ce que j’ai fait !

Je ne sais pas si beaucoup trouveront cette voiture jolie, mais en ce qui me concerme, j’aime beaucoup cette Smart à l’effigie des Smarties.

23 juillet 2006

Promenade dans l’ouest de l’île

Filed under: Lieux de prédilection — Lali @ 22:47

commechezsoi

logocommechezsoi

Petite journée à me gaver de paysages et de lieux, et à jouer pour mes lecteurs la photographe et guide touristique. Visite qui commence par un clin d’œil. Un lieu à découvrir dans le village de Pointe-Claire une autre fois, puisque nous ne faisions que faire les boutiques et profiter de la journée.

Il me faudra y voir de plus près une autre fois. Il y a à Pointe-Claire un restaurant belge. Photo à l’appui. Où que j’aille, la Belgique me poursuit, je n’y suis vraiment pour rien.

Et là, dans ce village, en bordure du magnifique lac Saint-Louis, il est là à attendre ma prochaine visite, puisqu’une autre halte m’attend, quelques kilomètres plus loin.

daoust

Il existe à Sainte-Anne-de-Bellevue, sur l’île de Montréal, aussi sur le lac Saint-Louis, un ancien magasin général à faire rêver. En place depuis plus d’un siècle, le magasin Daoust offre étage après étage vêtements et parfumerie, articles de cuisine et mobilier, dans un lieu qui a conservé de son époque première un splendide escalier. C’est quasi lui seul qui a retenu toute mon attention tant sa beauté éclate au milieu de tous les objets. Envie d’y retourner, ne serait-ce que pour cette envolée de marches de bois vernies.

oka

Et un morceau de rêve pour finir. Un hôtel-restaurant à Hudson, où nous avons mangé sous un parasol en contemplant le lac des Deux-Montagnes et Oka, sur l’autre rive.

Journée parfaite où j’ai renoué avec le chemin du bord du lac. Il faisait bon l’amour des miens, les paysages qui défilent, les coffres aux trésors que sont certaines boutiques et l’idée de pouvoir partager cela avec vous qui me lisez.

22 juillet 2006

Et si c’était vrai?

Filed under: Sur grand écran ou sur scène — Lali @ 22:23

LH1

The lake house ne changera pas l’histoire du cinéma. Mais j’ai apprécié cette comédie romantique où les deux protagonistes tentent de se retrouver dans un voyage dans le temps. Oui, on pourra dire que c’est invraisemblable, que rien ne tient debout. Mais ce ne pas tenir compte que le cinéma fait rêver au même titre que les romans de Jane Austen, à une certaine époque, et encore aujourd’hui, puisque tout se joue autour d’un roman de celle-ci, Persuasion. Du moins, si on examine seulement les émotions que ce film véhicule. Cette idée qu’il n’est jamais trop tard pour vivre un amour qu’on n’a pas osé vivre la première fois qu’il a croisé notre route. Romantisme absolu, quoi.

LH2

Et pourtant, c’est bien davantage à Replay, le roman de Ken Grimwood, paru il y a une quinzaine d’années, que j’ai pensé en voyant le film se dérouler. Cette possibilité de changer le cours des choses, modifier ce qu’on appelle le destin et qui, paraît-il, est écrit pour soi, parce que nous est donnée la chance de tout faire basculer parce que l’avenir prévu nous est dévoilé avant son heure. Thème souvent exploité depuis, et dans ce film aussi, avec bien entendu, une fin hollywoodienne heureuse.

Et si c’était vrai, ai-je eu envie de dire… et non pas pouffer devant l’invraisemblance. Oui, il doit encore rester un peu de romantisme et de magie dans le cœur de la quadragénaire que je suis. Et l’idée que TOUT n’est pas écrit.

La belgophilie est une maladie qui s’attrape

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 15:32

fritealors1

C’était fête hier chez Frite Alors de la 9e avenue. C’est là que se sont retrouvés des Belges de Montréal pour signaler la fête nationale et chanter La Brabançonne. Pour manger des frites, boire de la bière, causer et danser. L’endroit, même si bondé et où il faisait une chaleur accablante, avait quelque chose de convivial qui donne un goût de revenez-y. Et c’est dans la bonne humeur, avec les assiettes qui passaient au-dessus des têtes, qu’André, le patron, faisait de son mieux pour que tout le monde ait un verre ou de quoi manger, tandis qu’Alain, le g.o. de la soirée, s’occupait de la musique.

fritealors2

Les frites étaient bonnes – c’est la spécialité de la maison-, les saucisses aussi, mais c’est encore plus l’ambiance que je retiendrai de cette soirée. Les conversations entre gens qui ne se connaissaient pas et qui se retrouveront pour une autre fête en septembre. La chaleur humaine et la compagnie de mes amies. Je crois bien que je vais en faire des belgophiles: je suis contagieuse.

21 juillet 2006

Bonne fête chers amis belges!

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 15:59

bieresmeuse

Seront-elles de Meuse ou d’ailleurs celles que je goûterai ce soir à la fête des Belges ? Elles seront belges, c’est la seule chose que je sache. Et que je trinquerai avec Christiane et Francine, à la santé de tous ceux que j’aime et qui sont à des milliers de kilomètres d’ici.

Je lèverai haut mon verre à la santé de:

– Alain et Annick, qui tiennent la taverne de la Tour, à Comblain-la-Tour;

– Armando, le Portugais de Bruxelles;

– Carine et les siens, Yunes et Nohra, qui me feront découvrir Andenne l’an prochain et qui font partie de mon quotidien;

– Chantal et sa tribu, Simon, Denis et Lucie, à Antheit, peut-être en train de profiter de l’immense jardin;

– Christel, à Luttre, petite fée qui ensoleille la vie de ceux qu’elle croise, même si elle en doute;

– Elfi, qui s’ennuie toute seule dans sa campagne près de Charleroi et avec qui je ferai du bœuf bourguignon l’an prochain;

– Eugénie, à Eupen, pour toutes ces heures ensemble l’été dernier;

– Fabien, mon frère poète de La Louvière, sans qui il manquerait à ma vie tant d’amour;

– Gina, du café des Sports de Hamoir, qui doit être bien occupée à servir de la bière aujourd’hui, comme Nathalie et Jean-Claude;

– Jacques, à Comblain-la-Tour, celui qui a ouvert mon cœur à la Belgique;

– Jean-Louis et les siens, à Alleur, que je verrai aussi en 2007 si tout va bien;

– Jean-Marc, l’homme de Profondeville qui ne dort pas la nuit et qui est ce soir aux Francofolies de Spa;

– Jocelyne, la sauvage d’Anthisnes, ma sœur adoptive;

– Marie, qui vit près d’Arlon et dont je suis sans nouvelles mais pour qui j’espère le meilleur qui tarde à venir;

– Nathalie, à Villers-le-Bouillet, qui aura toujours dans mon souvenir les yeux émerveillés qu’elle avait à Bruges;

– Olivier et Lisa, que j’irai voir à Enghien ou ailleurs l’an prochain;

– Patrick, à Luttre, peut-être en train de survoler quelque coin du pays en hélico;

– Ricardo, l’homme de Namêche et à jamais pour moi le corsaire complice de Dinant;

– Sébastien, à Lessines, que je considère aussi comme un petit frère et avec qui j’ai traversé des orages, les siens comme les miens;

– Sylvia et ses parents, à Comblain-la-Tour, pour une glace à Durbuy et plus encore;

– Sylvia, Marcel et les enfants, à Thieu, que j’imagine au camping en train de fêter.

C’est à eux tous que je pense en ce 21 juillet, jour de fête nationale, que je fête comme si c’était la mienne.
C’est à eux tous, amis avec qui j’ai trinqué il y a un an et ceux avec qui je trinquerai que je pense.
Et c’est, une fois de plus, le cœur en fête, que je m’apprête à partir, petits messages envoyés aux uns et aux autres, ou alors sms, pour leur dire que je fête avec eux.

Mais savent-ils à quel point ils me sont essentiels et combien je les aime ?

20 juillet 2006

Une roue qui tourne

Filed under: États d'âme — Lali @ 23:34

wheel

Dans quel sens la roue tourne-t-elle ? Vers la droite ? Vers la gauche ?
Elle est ce qu’on veut qu’elle soit. Comme la vie peut l’être, en mouvement dans un sens ou dans l’autre, ou alors fixe, c’est selon le regard qu’on pose sur elle.

Ce que je vois ce soir dans cette roue aux multiples sens, c’est ma vie qui a changé de sens, mais qui continue à tourner. Ou plutôt que moi, j’en ai changé le sens.

Ce soir, dans cette roue, je vois ces collègues qui sont devenus mon quotidien mais encore plus: des amis. Et je leur dis merci pour cette fête pour souligner l’installation de notre bureau, pour la complicité qui nous unit, pour la confiance qu’il y a entre nous, et tous ces moments de partage passés et à venir.
Ce soir, je les vois tourner avec moi et nous faisons partie de ce même voyage. J’ignorais à quel point j’avais besoin de ressentir cela à nouveau. Mais qu’il est bon de pouvoir travailler en harmonie et de souligner que nous sommes en vie avec les mêmes personnes.

19 juillet 2006

Le surréalisme, l’accent et la tendresse d’Arno

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 21:37

arno

Il y a dans la voix éraillée d’Arno un peu de Tom Waits, mais il y a surtout cet accent qui m’emmène loin, très loin, à Bruxelles, je crois bien.

Et ce soir, j’écoute pour la énième fois French Bazaar et comme chaque fois je me réjouis du surréalisme d’Arno. Un surréalisme pourtant lucide et qui sait chaque fois m’étonner au détour d’une phrase. Entendue déjà, mais perçue autrement.

Et quand il chante Voir un ami pleurer, à sa manière, il sait m’émouvoir autant qu’il me fait sourire dans La vie est une partouze. Et quand le CD se termine sur Sarah, je n’ai qu’une envie: le laisser aller en boucle.

Et c’est ce que je vais faire, en continuant de naviguer à la recherche de lectrices qui ont inspiré des artistes.

Le bonheur, ce soir, c’est le regard d’Arno sur la vie, lui qui se confiait en mars dernier au journal Voir en ces mots: « Quand je suis à Montréal, je me sens comme quand je suis à Bruxelles, qui est ma ville d’adoption. On parle plein de langues dans votre ville également. Je ne dis pas ça parce que je parle avec vous, mais quand on me demande où j’aimerais habiter, je dis toujours Montréal. Presque tous les Belges adorent Montréal. On y retrouve le même côté surréaliste. »

18 juillet 2006

Même à 88 ans, je serai folle des livres

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:14

leslie_naveh

Et si je n’avais pas aimé les livres, aurais-je autant aimé chercher? Aurais-je eu cette curiosité maladive? Aurais-je aimé voyager autant en vrai que dans ma tête ou par les cartes postales?

Et si je n’avais pas aimé les livres, que serais-je devenue? C’est bien une des choses que je suis incapable d’imaginer, moi qui possède pourtant une imagination débordante et qui invente des vies aux gens croisés aux terrasses ou dans les autobus.

Une vie où je n’aimerais pas les livres? J’ai beau chercher, rien à faire, je n’arrive pas à voir la scène. Il faudrait d’abord retirer les sept bibliothèques du salon. C’est dire qu’il ne resterait que peu de choses. Et si ensuite on vide aussi les quatre du bureau, qu’on enlève la pile à côté du lit et celle à même les draps, il ne restera presque plus rien à part des CD, des cassettes et des 33 tours ici. Où que je regarde, il y a des livres.

Je n’ai aucune idée de ce que c’est que de pas vivre sans livre. Par contre, je sais ce que c’est d’être dans un lieu où livres, magazines, journaux ou même catalogues sont absents. Ça m’est arrivé il y a quelques années chez une amie de ma sœur. Un bel appartement où tout est bien rangé et ou rien ne dépasse, et surtout pas un livre. C’est là que j’ai connu ma première crise d’angoisse: impossible de respirer. J’ai compris quelques heures plus tard qu’appartements aseptisés et absence de livres ne m’allaient pas du tout.

Je préférerai toujours les piles de livres. Et je veux bien devenir une vieille dame à chapeau rouge, les lunettes au bout du nez — comme c’est déjà le cas— si c’est pour pouvoir continuer à lire. La guillerette lectrice de Leslie Naveh m’ouvre les portes d’une vieillesse heureuse… parce que livresque. Je ne la vois pas autrement qu’ainsi.

17 juillet 2006

Je crois bien que je suis un peu belge

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 23:34

leffe

Sous un soleil qui brûlait – mes bras en ont fait les frais-, j’ai servi de la Leffe une bonne partie de l’après-midi hier, non sans une pensée pour Gina et Nathalie, mes copines du Café des sports de Hamoir, qui passent leurs journées à faire ce que je faisais. Et je ne me gênais pas, quand on me posait des questions, pour parler de l’abbaye, de Dinant qui est à côté et même d’Adolphe Sax. Mon enthousiasme avait quelque chose de contagieux et je crois que c’est pour cette raison que certains sont passés plus d’une fois demander un gobelet de dégustation.

J’ai passé un bel après-midi hier, boulevard de Maisonneuve, où se dressait une scène où se sont succédés des musiciens tandis que sous les parasols on jouait au couillon. Dommage que la chaleur ait retenu autant de gens loin de cette activité, car ils ont raté là une occasion de frayer avec l’humour et la simplicité des Wallons.

C’est au cocktail puis au souper où j’ai été conviée par le délégué que j’ai pu prendre le temps de connaître Charlotte, son adjointe ainsi que Gilles, son mari et Linda, la sœur de celle-ci. Incidemment, ou par la force des choses, le quatuor québécois s’est déployé à un bout de la table alors que le reste de la tablée avait un délicieux accent wallon.

Le pays des Belges, où je suis si bien, est parfois outremer, d’autres fois juste en compagnie de ceux qui en viennent ou même – et là je pense à un autre belgophile avec qui j’ai eu l’occasion de discuter – de ceux qui aiment ce pays et ses gens, sa culture comme ses paysages.

Curieusement, j’étais chez moi hier. Je dois être un peu belge, finalement. Et de plus, wallonne.

16 juillet 2006

Un après-midi belge à Montréal

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 9:36

fleurscoeurs1

Le soleil est là. Le café est bon. Et moi, j’ai des ailes.
La seule perspective de participer à l’après-midi Wallonie-Bruxelles dans le cadre du festival Juste pour rire en tant que bénévole a fait disparaître le spleen des derniers jours et c’est le cœur léger que je me prépare à aller rejoindre l’équipe pour le montage vers midi.

Comme si la Belgique venait à moi aujourd’hui, puisque je ne sais pas fouler son sol cet été.
Et bien entendu, je porterai les couleurs du pays et j’apporterai mon chapeau à clochettes, objet-souvenir d’une coupe du monde, rapporté dans mes bagages, ceux-là même que je bouclais l’an dernier, veille du retour.

C’est le cœur joyeux que j’aborde ma journée.
Je ne suis pas belge de naissance et pourtant… je sens que c’est un peu ma fête aussi aujourd’hui. Parce que, peut-être, il y a un an, j’ai trouvé une part de mes racines à 6000 km de chez moi. Et que c’est parce que je suis éloignée de celles-ci que de temps en temps le manque est trop fort.

Un jour, peut-être, je pourrai faire deux ou trois séjours belges dans une année. Il n’est pas interdit de rêver!

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