Lali

21 mai 2006

L’été musical arrive le 8 juin

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 20:22

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C’est dans deux jours que nous aurons enfin la liste des concerts gratuits qui nous feront danser dans les rues de Montréal. Difficile de choisir un spectacle en salle quand on ne sait pas ce qu’on pourrait rater à l’extérieur. Et pourtant, voir Sandrine Kiberlain sur scène me plairait bien. Ou Da Silva. Ou Thomas Hellman. Mais je vais patienter, car la véritable ambiance je ne la trouve que dans la rue, de scène en scène.

J’aime ce rassemblement, cette fête de la musique et de la découverte où forcément on tombe sur un vieux copain, un prof ou une d’amie d’enfance. J’aime cette liberté de ne pas me fixer à un chapiteau, de glaner ici des notes, de m’arrêter ailleurs parce qu’une voix, parce qu’un sax, parce qu’une émotion me retiennent.

J’aime le Montréal en musique de l’été avec les Francofolies, les Festival de jazz et Juste pour Rire. Vivement savoir sur quoi je danserai. Quant à craquer et à être séduite, on a encore le temps…

20 mai 2006

Danser sur Leahy

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 19:33

leahy

Est-ce parce que j’avais envie de danser que j’ai écouté Leahy en boucle ? Possible. Mais bouger, oui. Sentir la musique entrer en moi et vibrer, oui. Me laisser porter par le rythme endiablé des violons, par les talons qui claquent au sol, oui.

Et ainsi oublier la morosité du ciel, le manque de lumière.

Quelle ambiance que celle de la musique de Leahy. Quelle merveilleuse joie de vivre que celle proposée par ces 11 frères et sœurs réunis. Quel voyage que celui au pays des folklores du Cap-Breton, du Québec et d’ailleurs, revisités par les Leahy. Quel bonheur d’écouter encore une fois — la combientième? — The Call to the Dance.

Et soudain, le vent et l’odeur de la mer entrent dans la pièce. Et les gigues qui me poussent à danser. Et je souris, et je tourne jusqu’à en être étourdie. Que c’est bon, toute cette musique !

Ai-je hérité cela de mon grand-père paternel violoneux ? Probablement. Comme j’ai hérité aussi d’une passion pour les fanfares de mon grand-père maternel tromboniste. Et de mon amour pour le piano par ma mère et sa mère qui ont enchanté mon enfance par des valses de Brahms, le menuet de Paderewski, la valse de Durand, des préludes de Chopin et toutes ces pièces que j’ai apprises parce qu’elle l’avait fait avant moi.

Il y a sûrement dans nos gènes un peu des passions de ceux qui nous ont précédés. Et en ce qui concerne Leahy, ça vient sûrement de Lucien, le violoneux. Il aurait aimé, je crois.

Allez, je le remets, c’est trop bon.

19 mai 2006

Quand les mots voyagent eux aussi…

Filed under: États d'âme — Lali @ 7:57

départ

Pendant que je voyageais dans ma tête, alors que mes doigts s’empressaient de rendre les lieux visités aussi vivants que dans mon souvenir, un de mes textes voyageait aussi. Mais depuis si longtemps que j’avais oublié son éventuelle publication. Et pourtant, le texte a fait son chemin. Parti de mon vieil ordi, publié en français dans une revue d’ici, il a été traduit et il fait maintenant partie d’un recueil collectif de nouvelliers québécois, publié au Venezuela.

J’ai tenu l’objet hier, il m’attendait au courrier. Un bel objet fait avec passion, résultat de gens qui y ont mis le temps. Des textes signés par des amis, en plus du mien. Me voilà loin de chez moi, dans un pays que je connais pas, entourée de ceux que j’aime, dont l’écriture, dans certains cas, m’a modelée. Me voilà, moi qui aimes tant voyager, à cause d’une nouvelle écrite il y a un moment, à me promener en Amérique du Sud.

Ce n’est pas la première fois que je vois un de mes textes vivre sa vie ailleurs. Il y a eu en plus du Québec, la France et le Mexique. Et maintenant le Venezuela. À défaut de voyager, ce sont mes textes qui le font…

Le petit paquet qui m’attendait hier soir après ma première journée de travail a été un véritable cadeau. Une journée parfaite, quoi.

18 mai 2006

L’essentiel…

Filed under: États d'âme — Lali @ 22:23

fenetre

Fenêtre sur cour où il y a des tables pour pique-niquer et même un barbecue.
Il y a bien pire comme vue…
Et surtout, il y a des sourires, une ambiance chaleureuse, le thé l’après-midi.
Je vais m’y plaire, je crois.

Difficile de faire le bilan d’une première journée, quand on a fait le tour des bureaux et qu’il y a plus de cinquante noms à retenir. Pas évident non plus d’évaluer le travail à accomplir, mais il se fera, et bien, parce que ma consœur est organisée et que nous avons la même perception du travail.

La journée a été belle. C’est la première de nombreuses autres, je le sens.
J’ai le sourire aux lèvres et hâte à demain. N’est-ce pas là l’essentiel?

Prête pour voler

Filed under: États d'âme — Lali @ 7:25

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J’ai toujours été contente d’aller travailler. Même quand l’ambiance n’avait rien de réjouissant et même s’il fallait traverser la ville d’est en ouest. Malgré les tempêtes de neige et les longues heures.

Mais ce matin, alors que la baignoire se remplit, que je déguste mon premier café, que mon lunch est prêt et que j’ai choisi un cardigan vert lime, je me sens littéralement pousser des ailes. Je vais sûrement voler, ce n’est pas possible autrement.

Je ne suis ni nerveuse ni anxieuse, j’ai hâte ! Je suis véritablement attendue et c’est un vrai bonheur que celui-là. Oui, j’ai des ailes de toutes les couleurs !

17 mai 2006

Même faire mon lunch me ravit

Filed under: États d'âme — Lali @ 21:33

bols

Je me réjouis de tout ce qui m’arrive. Et l’idée de me préparer un lunch tous les matins me plaît décidément beaucoup. Voilà plus de quatre mois que je ne l’ai pas fait. Et cette idée me sourit au point que j’ai changé de menu cinq fois depuis tout à l’heure, n’arrivant pas à me décider. Il me semble que ce sera là aussi un des plaisirs quotidiens de cette nouvelle vie.

Il me faut une espèce de stabilité pour improviser avec le reste de temps qu’il me reste. Non pas que je n’aie rien fait ces derniers mois, mais il me manquait l’élan pour me sortir de chez moi tous les jours. Mais il me manquait la satisfaction du travail accompli. Mais il me manquait un semblant d’ordre, de régularité. Il y a eu trop de temps libre mal géré ces derniers mois.

Il est vrai que de ma vie je ne m’étais jamais retrouvée sans emploi. Démunie. Avec des heures et des heures devant moi, les petites annonces épluchées, les deux bols de café pris. Trop de temps, pour moi qui aime les délais serrés et l’urgence. Trop de minutes qui s’étiraient au lieu de se précipiter.

Et le 9 à 5 va me prendre quatre jours par semaine. Je ferai mes lunchs et rentrerai tranquillement à pied. Et ces 28 heures seront assez pour me combler. Et il m’en restera pour lire, écrire, aller au cinéma, écouter de la musique, voir les amis et même ne rien faire…

J’avais besoin de cette stabilité puisque chercher des contrats était en train de me bouffer. Pourtant, mon petit doigt me dit qu’ils vont arriver eux aussi. Et que je saurai bien, en temps et lieu « manager » tout ça. J’aime autant la farniente – si elle est de courte durée – que le sentiment d’être débordée et prise à la gorge.

Je suis une curieuse de bonne femme, mais je me connais, c’est déjà ça. Reste encore à régler un petit détail… Salade au thon et maïs ou sandwich jambon/fromage ?

Un arbre en fleurs pour vous dire merci

Filed under: États d'âme — Lali @ 10:44

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Le pommetier de Nancy est en fleurs. Il est arrivé avec ses mots de félicitations. Il est signe de renaissance, après ces mois où j’ai été patiente, où j’ai douté et cru à tour de rôle, pour finalement naître à mon tour après cet hiver où ma vie a basculé.

C’est la liesse depuis hier. Comment vous remercier tous pour votre soutien, vos encouragements, directs ou indirects, et tous ces mots pour partager ma joie depuis hier, par téléphone, sur MSN ou par courriel ? Vais-je courir le risque de tous vous nommer sans oublier quiconque ? Pourquoi pas ? Vous avez été là et vous êtes encore là, et il est bon de vous savoir là.

Mes parents, les trois Monique, Maurice, Christiane, Denise, Jocelyne, Christine, les deux France, Ève, Lyne, Jacques, Fabien, Loïs, Kathleen, les deux Daniel, Sébastien, Nohra, Régis, Marie-Christine, les deux Chantal, Denis, les deux Nathalie, Christel, Carine, Francine, Paul, Josée, Lucie, Anne, François, Sophie, Richard, Eugénie, Jean-Marc, Jean-Yves, Hoai, Jean-Louis, Gaëtan, Laurent, Gérald, Claudine, Roch, François, Sylvette, Marie, Yves, Martine, les deux Sylvia, Andrée, Sylvio, Michèle, Jeannine, Antonio… et bien entendu, Nancy. Que la beauté des fleurs de son arbre rejaillisse sur vous et vous exprime tous mes remerciements. Vous avez cru en moi quand je n’y croyais plus. Vous m’avez donné des pistes et m’avez poussée.

MERCI mes amis.

16 mai 2006

Jour J du début de ma nouvelle vie

Filed under: États d'âme — Lali @ 20:38

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Ma nouvelle vie commence jeudi.
Elle sera faite de mots et de dictionnaires. De précision et de souci du détail.
De la juste expression. Et de clarté.

Ma nouvelle vie commence jeudi.
Après ces mois à patienter pour qu’elle arrive enfin, la voici.

Ma vie de traductice/réviseure commence jeudi.
Et j’ai des ailes à mes souliers.

Rogne du lendemain

Filed under: États d'âme — Lali @ 8:46

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Je suis fâchée contre moi-même. J’ai l’habitude de vérifier tous les renseignements qu’on m’envoie par courriel pour me transmettre une injustice, un conseil médical ou autre utilité, mais hier je ne l’ai pas fait, estimant que la personne qui m’avait transmis quelque chose à faire suivre le tenait de sources sûres. Or, ce n’est pas le cas.

Je ne divulguerai pas ici le contenu de la rumeur, là n’est pas mon intention. Mais je me demande à quoi cela peut servir de travestir l’information, de les inventer de A à Z dans certains cas, si ce n’est que pour nuire à la réputation de quelqu’un. Ou alors de tester jusqu’à quel point une information même bidon fera le tour du monde.

S’il faut absolument tester les possibilités du net, pourquoi ne pas alors plutôt transmettre une bonne nouvelle qui fera sourire tous ceux qui la liront ?

Je m’en veux. Je fais partie de ceux et celles qui ont propagé cette fausse information. J’ai rectifié le tir (éclairée par Patricia), mais peut-être que ce que j’ai diffusé hier soir a-t-il déjà été envoyé à d’autres et que certains ne se donneront pas la peine de faire suivre mon rectificatif. Oui, je m’en veux.

15 mai 2006

Raisonnable? Vous avez dit raisonnable?

Filed under: États d'âme — Lali @ 9:49

broche

Être raisonnable, c’est quoi au juste? Bien déjeuner et ne pas se faire un bol de soupe à minuit? Ne surtout pas passer une nuit blanche à lire? Se taire au lieu de parler ou alors absolument tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de le faire?

Être raisonnable, c’est quoi? Se priver pour ses vieux jours? Ne pas sortir en plein orage? Éviter les dangers?

Alors, non, je ne serai jamais raisonnable. Je n’attendrai pas de ne plus pouvoir marcher pour me promener la nuit dans les villes et les lieux de passages. Non, je ne ferai pas des enquêtes sur les gens pour m’assurer de leur bonne foi et suivrai ce que dicte mon cœur. Non, je ne poserai pas le livre, sous prétexte qu’il est deux heures du matin. Non, je ne ferai pas de ménage quand il fait un soleil invitant. Non, je ne dirai pas que c’est beau ou que c’est bon, quand je ne le pense pas.

Non, je ne serai pas raisonnable, car l’être, ce serait me mentir. Et ça, je ne sais pas faire. Je ne sais être que moi, avec mes contradictions et mes rêves. Il n’y a rien de raisonnable dans tout ça.

Je laisse les autres être raisonnables si ça leur chante. Mais qu’on ne me demande surtout pas de l’être.

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