Lali

21 mars 2006

Lali la recycleuse

Filed under: Qui est Lali? — Lali @ 21:35

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Je ne jette pas, je donne ou je recycle.
Il n’y a pratiquement rien à mon épreuve pour un second usage. Pas une feuille de papier qui ne passe au bac à recyclage avant que les deux côtés ne soient utlisés. Pas un objet dont je ne considère pas la possibilité d’une transformation avant que je ne me décide à avouer qu’il n’a pas d’autre usage possible.

J’ai fabriqué du papier à lettres et des cartes de souhaits avec des images de magazines. Je porte les mêmes vêtements jusqu’à ce qu’il deviennent des lambeaux pas même assez solides pour en faire des guenilles pour épousseter. Et si je vais déposer papiers, verres et conserves au moins trois fois par semaine au grand bac dehors, je n’ai qu’un mini sac par semaine pour les vraies poubelles. Et ma folie du recyclage remonte à il y a si longtemps que quand j’ai vu qu’il n’y avait pas ce service où j’étais, je partais avec mes sacs les porter où il y en avait.

Une cinglée. Peut-être. Mais une cinglée qui pense à l’avenir depuis 20 ans. Qui a rempli les bulles de plastique à l’époque où il n’y avait que ce seul recyclage possible. Qui a descendu au trottoir les bacs de ses voisins trop âgés après les avoir convaincus de la nécessité d’un tel geste.

La même cinglée recycleuse qui étire un pot de moutarde de Dijon en se servant du restant collé aux parois de la bouteille pour en faire de la vinaigrette. Moitié huile, moitié vinaigre, une cuillérée de sirop d’érable ou de miel, on brasse le tout, et le tour est joué. De plus, on évite de dépenser beaucoup d’eau pour bien rincer la bouteille avant qu’elle ne passe au recyclage, car après l’opération vinaigrette, c’est un jeu d’enfant, en plus du plaisir d’une vinaigrette maison.

Mon père a toujours recyclé le papier en le coupant en quatre pour faire des blocs-notes. C’était bien avant que recycler ne soit la monde, mais peut-être ai-je appris ainsi la base. Ne jeter que s’il n’y a vraiment usage autre pour l’objet jugé inutile. Mais avant, donner, trouver un autre usage, transformer, recycler.

Et si j’allais goûter à ma moutarde recyclée ?

20 mars 2006

Et si les tulipes faisaient le printemps ?

Filed under: États d'âme — Lali @ 19:31

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En 1985, j’étais à quelques jours de mon départ pour le pays des tulipes. J’allais enfin me gaver de champs où elles allaient pour moi se décliner dans tous les tons, du rouge au mauve, en passant par le rose et le jaune. Et j’en ai eu plein la vue!

D’aucuns trouvent peut-être les tulipes on ne peut plus banales. Et pourtant, moi, je ne me lasse pas ! Et chaque année, je les attends, comme je les attendais enfant, car il y a toujours eu des tulipes chez mes parents. Pas autant qu’à Ottawa, où mes parents nous ont emmenées, ma sœur et moi, alors que nous étions enfants. Mais il y en a. Et quand elles daignent enfin pointer la tête, c’est signe que le printemps est arrivé.

Est-ce pour ça qu’un bouquet de tulipes me charme davantage qu’un bouquet de roses ? Je n’en sais rien, en fait. Je sais seulement le bonheur quand elles décorent les parterres. Je sais le régal pour les yeux. Je sais le plaisir infini des couleurs. Et cela est bien suffisant.

J’aimerais un jour retourner au pays d’Annemarieke, à la saison des tulipes. Voir celles-ci occuper des champs qui me semblaient à perte de vue… Mais, en entendant, je me contenterai bien de quelques-unes, chez moi. Parce que si une hirondelle ne fait pas le printemps, quelques tulipes le feront peut-être.

19 mars 2006

Kiss me, I’m Irish !!

Filed under: États d'âme — Lali @ 20:28

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Jour de fête dans les rues de Montréal.
Clowns, fanfares, majorettes, cornemuses et sourires, en plus du beau temps, même si un peu frais, tout était au rendez-vous pour faire de cette journée du défilé de la Saint-Patrick une réussite.

La rue Sainte-Catherine était aujourd’hui verte de gens.
Chapeaux, écharpes, manteaux, gants, drapeaux et maquillages, il n’y en avait que pour le vert.

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Toutes les ethnies réunies pour faire la fête et chanter « On Saint Patrick’s day, everybody is Irish ! »
Une vraie fête de l’amitié. Avec des ballons, de la musique et des enfants qui s’extasient.
Et d’anciennes voitures de pompiers, et des duchesses, et une reine.
Oui, une vraie fête. Une fête annuelle, depuis 1824 !

Qui réveille en moi le sang de Patrick O’Connor, mon aîeul, venu ici il y a un siècle et demi, comme beaucoup d’Irlandais, puisque 40% de Québécois ont au moins un ancêtre irlandais.
Pas étonnant que nous aimions la bière et la fête !!

18 mars 2006

Le jour où j’ai rencontré Thomas Gunzig

Filed under: Mes lectures belges — Lali @ 8:43

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J’ai rencontré l’écrivain belge Thomas Gunzig à Montréal, lors de son passage au salon du livre de Montréal, en novembre dernier. Longtemps libraire, auteur de nouvelles et de romans pour les jeunes, tout comme moi, il y avait dans son parcours assez de similitudes avec le mien pour que je puisse l’aborder facilement. Et ce fut aisé, malgré la grande timidité de Thomas, que je n’aurais jamais pu appeler autrement que par son prénom, avec son air de grand ado émerveillé malgré ses quelque 35 ans.

C’est un écrivain passionné qui s’est assis avec moi. Un homme qui rêve d’une maison avec au dernier étage un atelier où écrire, celui-là entouré de fenêtres, pour pouvoir voir ses enfants jouer au jardin. Un homme qui a encore à écrire autant pour les grands que pour les petits. Un homme pour qui la nouvelle n’est pas un genre mineur, même si récemment il a davantage lorgné du côté du roman que de la nouvelle.

Et lectrice et auteure de nouvelles, je m’emballe quand il s’agit de défendre le genre, de dire à quel point les nouvelles permettent rapidement, d’entrée de jeu, de plonger dans des univers et des situations, sans qu’il soit besoin de grande mise en situation. Il faut, pour qu’une nouvelle soit réussie, aller à l’essentiel, ne pas laisser le lecteur se perdre dans les dédales de détails futiles, mais bien lui donner juste les renseignements nécessaires. Il est, selon moi, bien plus difficile de couper dans un paragraphe que d’en rajouter. Ce qui semble être aussi l’avis de Thomas.

Lui qui a été longtemps libraire, maintenant au Castor Astral, où il tâte de l’édition, est aussi un lecteur passionné, même s’il ne lui reste plus beaucoup de temps à lui entre le travail, l’écriture et la famille, qui constituent les trois pôles de son univers. Il s’étonne, bien entendu, de ma curiosité pour la littérature belge, et même, va jusqu’à avouer que j’ai sûrement plus lu ses confrères écrivains que lui. Ce qui me fait sourire: me voilà démasquée, je suis belgophile.

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Des trois recueils de nouvelles de Thomas Gunzig que j’ai lus, je retiens le côté insolite. La jungle hétéroclite et humaine qu’on retrouve dans Le plus petit zoo du monde. Minitrip, personnage central, femme aux mille aspects à qui arrivent toutes les aventures, dans Il y avait quelque chose dans le noir que je n’avais pas vu.

Mais c’est Carbowaterstoemp et autres spécialités que j’ai préféré. Particulièrment la nouvelle intitulée « Le grand duc », qui porte un regard cynique sur la situation d’un immigré africain en Belgique. Mais un regard de biais, aussi, avec beaucoup d’amour et d’empathie pour ce pays dont il a rêvé à cause de Julos Beaucarne, dont il fait un des personnages de la nouvelle. Il fallait oser, il l’a fait.

Belle rencontre que celle avec Thomas. De celles qui font d’un jour de novembre froid et gris une belle journée d’été. Peut-être à cause de ce petit mot qu’il a écrit à mon intention: « À C…, celle qui aurait dû être wallonne.» Oui, décidément, il comprend bien des choses, ce Thomas.

17 mars 2006

Bonne fête aux Patrick, aux Irlandais et à moi !

Filed under: États d'âme — Lali @ 22:23

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De toutes les fêtes au calendrier, voici celle que j’aime.
À cause de Mary O’Connor, mon arrière-arrière-arrière-grand-mère ? Peu probable. Même si j’ai bel et bien quelques millilitres de sang irlandais qui coulent dans mes veines et qui, peut-être, m’ont donné mes yeux verts.

J’aime cette fête et le grand défilé au centre-ville où tout le monde est convié. Oui, fête des Irlandais, mais surtout occasion de faire la fête ensemble, car les Irlandais sont des rassembleurs. De joyeux lurons qui aiment la bière et chanter. Et danser. Et rire. Et qui, ce jour-là, descendent dans la rue pour nous rappeler le sens de la fête, la joie de vivre et même le partage.

Je n’ai pas assisté souvent à la parade, la dernière fois il y a trois ans. Mais s’il ne fait pas trop froid dimanche, je crois que j’irai me mêler aux farfadets. Parce que chaque fois je me souviens de cette parade où ma filleule, encore petite, était sur les épaules de son père. Les yeux écarquillés de plaisir. Et battant la mesure, par moments. Sa sœur sur d’autres épaules. Tout aussi souriante.

Quelque part, c’est ma fête, comme c’est celle de l’hiver qui se termine, celle des lutins et de tous ceux qui aiment la vie, et surtout qui savent en profiter. Sans chercher à tout prix le trèfle à quatre feuilles porte-bonheur, sachant que son bonheur chacun le fait.

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16 mars 2006

Une plage de questions

Filed under: États d'âme — Lali @ 21:44

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Aujourd’hui, je ne voulais rien d’autre qu’un morceau de plage et ne parler à personne.
J’avais besoin de prendre un peu de distance, quand je suis rentrée en début d’après-midi. Alors, je suis restée absente. Pas là. Seule avec moi-même, ne pouvant trouver en moi que cette plage dont je rêvais et non au coin de la rue.

J’ai fait le vide, tout simplement. Et réfléchi.
Je ne me sens pas vraiment mieux, je suis épuisée.

Ai-je tourné dans ma tête trop de questions dans un sens comme dans l’autre ?
Ces questions sont-elles pour la plupart restées sans réponses ? Peut-être bien.

Elles sont toutes là, encore. La plage sur laquelle je me suis réfugiée en rêve pour tenter des réponses ne m’aura pas permis de les trouver. Mais je vous rassure: le sable entre mes orteils était chaud et doux.

15 mars 2006

Pour l’odeur, pour la variété, pour le goût…

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 12:27

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Dire que j’aime le pain me semblerait trop banal. Et limité.
Non, ce que j’aime vraiment, ce sont LES pains. Des baguettes aux pains briochés, en passant par les ficelles et les fougasses. Ils ont vraiment tout pour eux, les pains. L’odeur qui se dégage des miches titille le nez de telle manière qu’il est difficile de ne pas entrer dans une boulangerie qui dégage ces effluves. Et cette variété qui vous prend les yeux dès la porte franchie. Des pains en boule, des carrés, des tout en long, des tressés, des miniatures. Et des teintes de beige, de roux, de brun, d’ocre ou de doré. Un plaisir !

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Et pourtant, autant il y a un tel bonheur à entrer ainsi dans une boulangerie, autant il est frustrant d’en sortir, car on ne peut emporter d’un coup toutes les variétés tentantes qui s’offrent à nous. Pourtant, nous ne devrions pas considérer cela comme une frustration, mais bien une opportunité. En effet, si nous emportions tout d’un seul coup, aurions-nous le même plaisir à y retourner ? Sûrement pas !

Le plaisir va jusque dans l’hésitation. Pain brioché aux bananes ou pain aux olives ? Ficelle au fromage ou fougasse provençale ? Pain aux pommes ou baguette encore chaude ?

Heureusement que j’ai fait quelques provisions hier, car sinon, je ne pourrais supporter de vous parler de mon amour pour les pains. Là, je sais que m’attendent une fougasse aux oignons et un pain aux pommes. Reste à savoir duquel je vais me régaler. À moins que je ne me délecte d’un peu des deux ?

La gourmandise est un plaisir. Je ne vais pas passer à côté.
Les pains m’attendent.

14 mars 2006

Il y a vingt ans…

Filed under: Ailleurs — Lali @ 21:24

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Et si ce soir je me transportais d’un coup de baguette, à Paris ? Et si ce soir je me retrouvais en mars 1986 dans un Paris au printemps précoce où on pouvait manger sur le balcon tant il faisait beau ? Et si ce soir je me retrouvais dans un appartement de Boulogne-Billancourt avec Jasmine, car elle y tient toujours ses quartiers généraux ?

Quelle semaine de mars fabuleuse que celle-là. En plus du beau temps et des nouveaux amis, il y avait Paris, Paris que j’aime tant. Paris qui n’a jamais cessé de me séduire. Paris et ses cafés, ses musées, les bords de Seine. Paris la fabuleuse, Paris l’ensorceleuse, Paris la magnifique.

Paris, l’incontournable. Ainsi devrais-je celle qui a été le point d’arrivée, l’étape finale ou l’escapade en cours d’itinéraire, de tous mes voyages en Europe, sans exception aucune. Qu’aient été l’Angleterre, les Pays-Bas, la Belgique ou la Bretagne les destinations, il y a eu dans chacun des cas un séjour parisien. Oui, Paris l’incontournable, ainsi vais-je désormais la nommer.

Et cette ville aux visages multiples, cette ville historique et culturelle entre toutes, c’est à elle que je pense ce soir. Et particulièrement à la vue qu’on a du haut de la Samaritaine. La plus belle vue sur Paris, avait dit l’écrivaine Chrystine Brouillet, quand elle m’y avait emmenée en 1989. Et elle avait raison. Il y a quelque chose de spécial à voir ainsi Paris, à travers les lettres su toit, de pas très haut non plus. Dommage que le magasin ait été en plein chantier en juillet 2005, j’y serais bien retourné sur ce toit.

Car même si la vue est imprenable de la tour Eiffel, même si de l’Arc de Triomphe aussi la vue est splendide, même si de l’Institut du Monde Arabe la vue est exceptionnelle, c’est de la Samaritaine que la vue est la plus belle. D’autant plus belle qu’elle est accessible à tous, gratuitement. Et de nos jours, les entrées gratuites, c’est plutôt rare, merci.

Oui, ce soir, je me retrouverais bien à Paris, il y a vingt ans. J’irais au théâtre avec Jasmine et je me promènerais toute la journée. Et ce serait le printemps.

Non, je ne vais pas m’empêcher de rêver.
Mais vivement le jour où on pourra se télétransporter et voyager dans le temps. Bien plus intéressant qu’aller dans l’espace, selon moi, mais cet avis n’engage que moi.

13 mars 2006

Rirrrrrrrrrrrrrrrrrrre !!!

Filed under: Vraiment pas sérieux — Lali @ 22:49

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Rire !! De tous les plaisirs, en voilà un dont je ne me passerais pour rien au monde !

Et ce soir, j’ai ri à m’en déboîter la mâchoire, merci à Nancy et à Martine.
Des rires autour de jeux de mots absurdes et de situations loufoques, des rires qu’on ne peut pas contenir et qui viennent du plus profond de soi comme des bouffées d’air pur. Des rires instantanés ou provoqués, mais des rires tellement bons, tellement complices, alors que je faisais tout juste connaissance avec Martine. Mais elle est bien du calibre de Nancy, une drôlerie n’attend pas l’autre.

D’accord, on a cassé du sucre sur la tête des hommes. Mais ce que ça fait du bien !
On m’aurait chatouillée que je n’aurais pas autant ri !

Et dire qu’il y a des jours où je ne prends pas le temps de rire ou trop peu, alors que je me sens si bien après une partie de rigolade comme je viens d’en avoir une… Je vais devoir songer à mettre à l’agenda quotidien une séance de rire. C’est bien trop essentiel !

Et plus il y a chez mes partenaires de fous rires de la répartie, plus je m’amuse. Ce qui a été le cas ce soir, car l’une comme l’autre nous avions tous de l’esprit à revendre.
Merci pour votre folie et votre délire, les copines, je vais rêver d’un club de tir en pensant à vous. Mais chut, c’est notre secret.

12 mars 2006

Des bouteilles à la mer

Filed under: États d'âme — Lali @ 21:22

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Il me semble n’avoir fait que ça depuis quelques semaines: lancer des bouteilles à la mer. Espérant que quelqu’un trouve mon CV emballant et sache lire entre les lignes ce qui est évident pour moi. Je veux écrire, je veux écrire, je veux écrire.

Je veux passer mes journées à ça.
Ou à chercher. Ou à produire des livres. Ou à corriger des textes.
Je veux manipuler des mots toute la journée durant.

Je veux qu’une bouteille à la mer soit trouvée et qu’enfin on me fasse une petite place quelque part.
C’est tout ce que je souhaite ce soir.

Il est temps.

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