Lali

3 mars 2006

Un jeudi soir sur la Main

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 17:35

clubsoda

Le Club Soda, je n’y étais pas allée depuis des années.
Il était sur l’avenue du Parc, pas sur la rue Saint-Laurent, dans le temps. Peut-être aussi que je sortais plus avant, que j’étais moins déconnectée, moins dans ma bulle ? Mais bon, je reviens un peu sur la planète Montréal, il n’y a pas que des ailleurs dans la vie, aussi invitants soient-ils.

Et ce Montréal que j’aime, je le retrouve avec plaisir. Je ne dis pas que j’aimerais le brouhaha du boulevard Saint-Laurent, qu’on appelle la Main tous les jours, mais à l’occasion, ça a son charme. Et hier soir, j’étais ravie de me retrouver dans l’effervescence, prête à la découverte, puisque je ne connaissais pas les artistes qui se produisaient. Mais la première découverte reste la salle de spectacles elle-même puisque c’était une grande première. Et elle m’a paru bien sympathique, cette salle, bien aménagée. Le seul hic: j’ai gelé !!! On aurait dit que l’air frais arrivait de partout !

Et le groupe montréalais Comme un homme libre n’a pas réussi du tout à me réchauffer avec son hard rock aux accents yéyé, ponctué par les cris d’une chanteuse blondinée se prenant pour une sauterelle. En plus, celle-ci était enterrée par les musiciens: pas moyen de saisir une seule parole ou presque. Par contre, le groupe Hexes ans Ohs m’a séduite avec leur pop électronique aux sonorités recherchées. On sent chez ce couple dans la vie comme sur scène, auquel s’est joint un batteur complice, un véritable amour pour la musique. Il y a du travail derrière tout ça, c’est visible. Le résultat est un produit sympathique. Vraiment, j’ai envie de découvrir davantage Hexes and Ohs et voir jusqu’où ils iront !

Il y aurait eu encore un groupe à découvrir hier lors de cette présentation de bandeapart.fm au Club Soda, mais j’étais frigorifiée et je suis rentrée retrouver la douce chaleur de mon chez-moi. Heureuse de cette escapade un beau jeudi soir de mars au cœur de ma ville, cet îlot international imparfait, dont je n’arrive pas à me lasser.