Lali

27 janvier 2006

Et si on allait voir les chutes?

Filed under: États d'âme — Lali @ 9:03

montmorency

Comment font les gens pour avoir une vie si organisée ? Je les regarde courir après leur vie, entre l’épicerie du jeudi après le boulot, la sacrée télé du dimanche soir, les obligations qu’ils se font de fêter les anniversaire à la date précise, la marque de café dont ils ne dérogent jamais, les loisirs bien notés à l’agenda. Ils n’ont pas l’air malheureux, je le concède. Mais je serais incapable de vivre ainsi.

Il me faut de la fantaisie, il me faut la liberté. Parce que j’ai été élevée ainsi, fort probablement. Avec des parents qui travaillaient dur, mais qui savaient faire la fête d’un rien. Qui pouvaient réveiller leurs filles à 23 heures pour aller manger des frites chez Lesage. Et celles-ci qui s’endormaient sur la route du retour, entre le rêve et la réalité, avec au coin de la bouche peut-être un grain de sel. Des parents qui improvisaient des voyages en vingt minutes. Et on était en route pour Québec, pour aller voir les chutes Montmorency prises dans la glace, alors qu’une demi-heure plus tôt on n’y pensait même pas.

Mes parents ont toujours su improviser et je crois que c’est un beau cadeau qu’ils m’ont fait en m’inculquant cette notion. Je suis rarement prise au dépourvu et ça ne peut venir que de là. Je décide vite et je fonce. Non, non, je ne suis pas une écervelée, mais je suis mon cœur et mon intuition. Et je ne m’en veux pas si parfois il m’arrive de me tromper. Cela fait partie du jeu pour lequel il n’existe aucune règle.

J’aime l’idée de ne pas savoir tous les détails d’une journée. J’aime penser que peut arriver quelqu’un à l’improviste, que je peux partir pour Québec ou au cinéma dans une heure, que rien n’est fixé dans le béton de l’ordre du jour. En fait, je me demande s’il ne m’est pas plus difficile de tenir un rendez-vous fixé pour une date lointaine que de me décider vite fait. Aurais-je du mal avec les contraintes? Va savoir.

Et si on se faisait un pique-nique dans le salon? Et si on allait au cinéma? Et si on allait voir les chutes?