Lali

3 janvier 2006

Le Lézard, pour l’ambiance et le café

Filed under: Lieux de prédilection,Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:53

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Marco et moi devions prendre un café cet après-midi, car il avait plein d’idées à me transmettre. J’avais donc choisi le Lézard, un de mes lieux. Un de ceux où je me sens bien, celui où Christiane et moi nous donnons toujours rendez-vous. Aussi parce que ça fait deux ans et demi que je lui parle de ce café… mais sa voiture est restée figée dans la glace. Il ne goûtera donc pas aujourd’hui au café équitable du Lézard. Ni au gâteau mousse au chocolat et à la noisette. Oui, je me suis régalée. Je sens encore le goût sur ma langue.

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Je pourrais aussi vanter le panini végétarien et la longue liste de cafés, car il y en a une bonne trentaine, dont un au chocolat et à la banane. Et des desserts qui font saliver juste à les regarder.
Mais j’ai envie aussi de vous raconter le Lézard, les bancs de chaque côté quand on entre, les livres alignés dans un savant désordre et qu’on peut lire sur place, l’odeur du café, la gentillesse des gens qui y travaillent et la musique. Car la musique du Lézard est toujours bonne et de plus, la chanson francophone y est formidablement servie, ce qui ajoute à mon plaisir. J’ai eu droit à Brel, à Renaud, entre autres.

Oui, je me sens bien quand je vais au Lézard. Toujours avec un livre et un carnet. Car ce lieu m’inspire et invite à écrire.
Marco a raté un beau moment et un excellent café. Mais ce n’est que partie remise. Il faudra bien qu’il découvre ce lieu autrement qu’en lisant ce que je viens d’écrire !

Montand en tête

Filed under: Images indélébiles — Lali @ 11:21

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Je me suis levée avec du Montand dans la tête. C’est comme ça. Je ne cherche pas la raison, sinon je risque d’y passer la journée. Il y a sûrement un lien qui mène à un autre et à un autre. Si je voulais, je finirais bien par trouver, mais pas envie de me casser la tête. J’ai Montand en tête et voilà.

Montand et ses pas de danse sur la scène du Théâtre Saint-Denis, le 28 septembre 1982. Montand et Le télégramme, avec la voix de Simone Signoret sur bande. Et La bicyclette, la préférée de Paul, qui la chantonnait à côté de moi. Et Les feuilles mortes et Barbara. Et toutes celles qui rappellent Paris, si présentes dans son répertoire. Et son humour. Et ses clins d’œil.

À l’instar de Patricia Lavila qui chantait Je n’ai jamais vu Jacques Brel chanter, chanson introuvable que je n’ai pas entendue depuis des lunes, je n’ai pas vu Jacques Brel chanter non plus. Mais j’ai vu Montand. Et il a su m’émouvoir et me transporter à un point tel que je suis sortie de ce spectacle dans un état second. Heureusement que le bras de Paul m’a retenue, je traversais la chaussée sans regarder: je n’étais pas là. Mais ailleurs. Dans une chanson ou dans une autre.

Et je chantonne À Paris tout en me préparant à sortir prendre un café.
Il suffit d’une image et d’un souvenir bien précis pour parfois sourire et faire d’une journée ordinaire au préalable une journée éblouissante et heureuse.
Montand va me la faire formidable, je le sens.

Monter dans la grande roue avec Jacques De Decker

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 8:18

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Il y a des romans qui nous emportent en voyage. C’est le cas de La grande roue de Jacques De Decker, publié dans la collection Espace Nord, chez Labor. En voyage à Bruxelles, dans ses différents quartiers, en compagnie d’une galerie de personnages, onze en fait.

Onze personnages qui donnent les titres aux chapitres, toujours par paires de prénoms, le deuxième des deux prénoms devenant le premier du chapitre suivant. On peut donc commencer le roman par le chapitre qu’on veut tant qu’on enchaîne sur le suivant, jusqu’à avoir traversé la galerie de personnages. Ceux-ci extrêmement différents les uns des autres, issus de tous les milieux, dans des situations qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.

Il pourrait s’agir de nouvelles, genre que j’affectionne entre tous, s’il n’y avait pas ce personnage qui, dans un premier temps, est le protagoniste d’un chapitre, et dans l’autre un peu en retrait pour laisser place au suivant qui jouera les mêmes rôles que lui. Et ces personnages ont tous quelque chose d’attachant dans leurs appels au secours, dans leur quête de bonheur, dans leurs questions comme leurs affirmations.

Il va sans dire que j’ai été emballée par La grande roue. Roman que j’avais vanté à un journaliste, à Hamoir, sans savoir que c’était un de ses collègues au Soir. Celui-là qui lisait Marcel Thiry en même temps que moi, celui-là qui m’a conseillé Eva Kavian.

Je viens de relire La grande roue avec le même plaisir, mais avec une meilleure connaissance de Bruxelles et aussi de la littérature belge, dans laquelle ce roman publié en 1985, se distingue et se démarque.

Il m’arrive de lire à l’occasion des chroniques de Jacques De Decker. J’aime à chaque fois son sens aigu de l’observation et aussi son véritable amour pour la littérature et les écrivains.
J’ai bien l’intention de le rencontrer. Je vous raconterai.